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30/11/2011 à 15:34
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La croisssance dans la zone UEMOA s'est située autour de 4% en 2011. La croisssance dans la zone UEMOA s'est située autour de 4% en 2011. © AFP

La dernière rencontre de concertation, le 23 novembre à Abidjan, entre Tiémoko Meyliet Koné, le gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et son homologue de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), Lucas Abaga Nchama, a ravivé la rumeur d’une possible dévaluation du franc CFA. Malgré le contexte de crise en Europe, les principaux intéressés réfutent le scénario. Explications.

Une semaine après la rencontre entre Tiémoko Meyliet Koné (BCEAO) et Lucas Abaga Nchama (BEAC), la rumeur d’une dévaluation du franc CFA consécutive à la crise de la dette souveraine européenne continue d’enflammer et de perturber les opérateurs économiques des deux régions, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. « Alors qu’en réalité, vu l’embellie économique constatée en Afrique de l’Ouest et du Centre, rien ne pourrait augurer une telle hypothèse », estime un monétariste indépendant. 

De fait, les conditions économiques actuelles ne laissent pas penser qu'une dévaluation soit envisageable. La croissance économique est bonne dans la zone UEMOA et s'est située autour de 4% en 2011. Cela malgré les difficultés consécutives à la grave crise postélectorale ivoirienne.

Contexte propice

« Le contexte économique est propice. Les réserves de la banque centrale sont à un niveau très élevé. Le taux de couverture de la monnaie est de plus de 100%. Il n’y aucun déficit dans les États et la croissance est bonne », assure à jeuneafrique.com, Tiémoko Koné, le gouverneur de la BCEAO. « En 2012, dans l'ensemble de l'UEMOA, elle devrait se situer à plus de 6%, du fait de la reprise plus rapide de l'activité économique en Côte d'Ivoire, qui afficherait un taux de croissance élevé. Il ne peut pas y avoir de dévaluation, la situation économique qui prévalait en 1994 est radicalement différente aujourd’hui. »

Une assurance qui ne dissipe pas les inquiétudes des plus pessimistes. Les États africains étant très dépendants de leurs exportations vers l’Europe, ils craignent que la baisse de la consommation puisse avoir un impact sur les recettes des pays de la zone CFA. La crise européenne est une crise de la dette souveraine, qui a, par ricochet, touché les banques ayant investi dans les titres publics de certains pays du vieux continent. En conséquence de quoi, selon une source à la mission économique de l’ambassade de France à Abidjan, « la stabilité de l’euro, en tant que monnaie, ne serait pas menacée, et encore moins celle du franc CFA ».

"Aucun élément tangible"

Dans certains pays membres de l'UEMOA, comme en Côte d’Ivoire, une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine de cette rumeur qui créée une véritable psychose. « Il est évident qu’une dévaluation ne saurait valablement survenir. Ces rumeurs ne reposent, comme c'est souvent le cas, sur aucun élément tangible », affirme Lucas Abaga Nchama, le gouverneur de la BEAC. La réunion des gouverneurs qui a mis le feu aux poudres s’était d'ailleurs focalisée essentiellement sur les perspectives d’un renforcement de la coopération entre l’UEMOA et la Cemac. 

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Par Baudelaire Mieu, à Abidjan

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