Suite à des allégations de Jean-Pierre Fabre, qui a accusé Louis Michel d'être "impliqué dans des structures familiales d’affaires qui exploitent et saignent l’Afrique", l’ancien ministre belge a annoncé son intention de porter plainte contre l’opposant togolais. Explications.
Louis Michel, ancien Commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire envisage de porter plainte contre Jean-Pierre Fabre, président de l'Alliance nationale pour le changement (ANC), un parti de l'opposition togolaise né en 2010 de l’éclatement de l’Union des forces du changement (UFC).
Présent dans la capitale togolaise du 21 au 23 novembre dernier dans le cadre de la 22e session de l'Assemblée parlementaire paritaire Union européenne ACP dont il est l’un des co-présidents, Louis Michel n'a pas apprécié d'être de nouveau pris pour cible par Fabre et ses amis. Dans un communiqué, l’éruptif opposant togolais l’accuse d’être « impliqué dans des structures familiales d’affaires qui exploitent et saignent l’Afrique ».
Bête noire
Fabre s’en est pris au parlementaire européen suite à l’éloge appuyé de celui-ci à la politique menée par Faure Gnassingbé lors de l’ouverture des travaux. L’ancien lieutenant de Gilchrist Olympio reproche également à Michel de n’avoir pas soutenu la réintégration de 9 parlementaires se revendiquant de l’ANC, qui avaient été exclus de l’Assemblée nationale après l’éclatement de l’Union des forces du changement (UFC), devenu parti gouvernemental gouvernement en mai 2010.
Depuis qu’il a facilité l’organisation de la conférence des bailleurs de fonds et amis du Togo en 2008, l’ancien ministre belge, est devenu la bête noire des irréductibles des opposants togolais radicaux, qui ne lui pardonnent pas d’avoir aidé le gouvernement togolais à renouer les fils de la coopération rompus par quinze ans de sanctions économiques. « Il réagit en parrain soucieux de préserver les intérêts du clan qu’en parlementaire européen responsable », persifle Fabre.
Coupe pleine
La polémique a enflé au point que des militants de l’ANC ont brulé des effigies du député européen lors d’une marche organisée le 23 novembre à Lomé. Pour Michel, la coupe est pleine. « Il faut que ces allégations mensongères cessent. Je n’ai aucun intérêt d’aucune sorte dans une quelconque entreprise », martèle-il, décidé à porter plainte en diffamation contre l’opposant togolais.
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Par Georges Dougueli, envoyé spécial à Lomé

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