Un magazine français, Causette, publie mercredi le témoignage de deux femmes rwandaises qui assurent avoir été violées par des soldats français durant l'opération Turquoise au Rwanda en 1994.
Au moment où la France et le Rwanda tentent difficilement de normaliser leurs relations, l’affaire risque de faire grand bruit. Un magazine français, Causette, a suivi la trace de trois femmes rwandaises qui assurent avoir été victimes de viols commis par des soldats français durant l'opération Turquoise lancée pendant l'été 1994 après le déclenchement du génocide, et publie le témoignage de deux d’entre elles dans l'édition datée de novembre du magazine, en kiosque mercredi.
« Un des trois militaires m'a brisé l'auriculaire, m'a jetée sur le lit et m'a violée. Quand le premier a eu fini, l'autre m'a violée aussi. Le troisième assistait, il ne semblait pas intéressé (...). A chaque fois que je vois un Blanc, j'y repense et ça fait mal », a ainsi témoigné Irène, une paysanne de 54 ans.
"Je hurlais pour que quelqu’un m’entende"
Une autre femme raconte avoir été violée à plusieurs reprises dans le camp de Nyarushishi, à l'extrême sud-ouest du Rwanda. « Ils m'ont fait les pires choses, je hurlais pour que quelqu'un m'entende. Quand ils sont partis, j'étais presque morte », a-t-elle affirmé au magazine.
Trois Rwandaises d'origine tutsi ont déposé plainte en octobre 2009 pour crime contre l'humanité, accusant des soldats français de les avoir systématiquement violées alors qu'elles étaient dans des camps de réfugiés sous la responsabilité de l'armée française durant l'opération Turquoise.
Le juge d'instruction aux armées avait déclaré ces plaintes recevables mais le parquet avait aussitôt fait appel. Il n'avait pas été suivi par la cour d'appel qui, en 2010, a ouvert la voie à une instruction. Les trois femmes se sont alors rendues en France en juin 2011 afin d’y être entendues par le tribunal aux armées de Paris.
Disparition de fichiers informatiques
Malheureusement « leur audition a été annulée parce que le juge d’instruction s’est rompu le tendon d’Achille à la veille de l’audience », explique le directeur de la publication de Causette, Grégory Lassus-Debat. L’instruction est depuis toujours en cours.
L’enquête, pendant laquelle les journalistes de Causette affirment avoir recueilli des témoignages faisant état de prostitution de Rwandaises dans les camps de réfugiés, impliquant des soldats français, n’est pas passée inaperçue.
Le directeur de la publication de Causette, a ainsi été contraint de déposer plainte mardi contre X après avoir constaté « le piratage des mails et la suppression de fichiers sur notre serveur ».
(Avec AFP)
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1.faustin - 17/11/2011 à 11h:11@César. Ce qu'elles avaient de plus que les femmes hutu? Elles étaient parquées pour "leur protection" dans des camps a[...] Lire
2.CESAR - 11/11/2011 à 20h:11Ce sont des fabulations de mauvais goût. Selon, les accusateurs, les violeurs français ont opéré un tri entre les femmes tu[...] Lire
3.gerson - 07/11/2011 à 16h:11autant ds la forme que sur le fond, le discours de mr johntdm ressemble moins à celui d'un français défendant "notre arm&eac[...] Lire
4.stix - 07/11/2011 à 11h:11@johntdm. Innocenter votre légion étrangère par principe n'a aucun sens. Quant à la Françafrique, seule les ignoran[...] Lire
5.johntdm - 05/11/2011 à 23h:11c"est calomnieux et immonde!c'est un tissu de mensonge et d'abomination pour notre armée, qui a rien fait la bas, pendant que kagamé[...] Lire