La mort indigne de Mouammar Kaddafi a choqué, pas seulement les supporteurs de l'ancien "Guide".
© Esam Al-Fetori/Reuters
Des centaines de commentaires sur Facebook, des dizaines de réactions sur notre live blogging autour des évènements du jeudi 20 octobre et des avis souvent bien tranchés... La mort de Mouammar Kaddafi n'a laissé personne indifférent.
Évidemment, les avis sont partagés sur la mort de Mouammar Kaddafi, quasiment vécue « en direct » sur les réseaux sociaux et les sites web d’informations. Les vidéos brutales et sanglantes du colonel malmené par les combattants du CNT, diffusées quasi-instantanément sur YouTube et dans les médias internationaux, ont choqué certains d’entre vous. Comme Yorick Ifounga qui écrit sur la page Facebook de Jeune Afrique : « Cette photo est insupportable. Les hommes sont terribles, ce rendent-ils comptent du caractère bestial de leur actes ? »
Si certains, parmi vous, voient dans les vidéos ou photos de Kaddafi en sang des contrefaçons qui rappellent l’affaire du photomontage de la fausse dépouille de Ben Laden, les multiples preuves du décès du colonel ont convaincu la grande majorité qu’il n’était plus de ce monde. Ainsi les doutes comme celui exprimé par Zacar (« je suis surpris par la mort de Kaddafi, est-ce vrai ou est-ce encore un canular ? »), se sont-ils estompés au fil des heures.
Tenants du "panafricanisme"
Mais les appréciations sur le décès de Kaddafi divergent - pas seulement entre pro et anti-Kaddafi. Les tenants du « panafricanisme » dénoncent la disparition d’un « des leaders de l’Afrique ». Et vous êtes nombreux à penser comme Katlynn Rock qui a déclaré sur notre page Facebook : « C'est triste et regrettable que le seul dirigeant qui osait défendre l'Afrique face aux puissances occidentales puisse connaître une fin aussi tragique ».
Les impérialistes reviennent en force pour destituer les présidents qui leurs résistent.
Kweta, sur Facebook
L’intervention de l’OTAN est quant à elle souvent qualifiée « d’impérialiste ». Sur Facebook, Kweta dénonce ainsi « le retour des impérialistes qui viennent en force pour destituer les présidents qui leurs résistent. » Même son de cloche de la part de Demain ne meurt jamais, un internaute au pseudonyme plutôt évocateur, qui fustige « le rodéo mené par les forces de l’OTAN en Libye ». D’autres, comme Maxwell, pensent que c’est « le pétrole libyen qui attire les grandes puissances ».
"Bravo aux armée occidentales"
En écho à ces commentaires, certains de nos lecteurs se réjouissent de la fin « d’un tyran ». Pour Céline, « Kaddafi est mort, vive la libération de nos peuples des dictatures. Et bravo aux armées occidentales ». Hichem Trimech, un autre contributeur, se fend d’un commentaire plus prolixe : « Kaddafi était l’un des pires dictateurs qu'a connu l'Afrique. Sa disparition (…) doit être vécue comme un grand soulagement, surtout pour le peuple libyen qui a tant souffert et qui a été durant 42 ans asservi. Que les autres dirigeants du continent tirent la leçon de la chute de ces dictateurs pour respecter leurs peuples et instaurent une vraie démocratie dans leurs pays. »
Quels que soient les avis opposés, personne n’est indifférent au sort cruel qu’a visiblement connu Kaddafi. Djaratou Djibrilla se dit par exemple « horriblement choquée par la maltraitance de la dépouille du Guide. C'est inhumain ! » Enfin, une partie d’entre vous regrette que la mort de Mouammar Kaddafi, « prive la Libye d’un procès historique qui aurait permis de tourner une page sombre du passé et éviter de faire du colonel un martyr ».

Union africaine, qu'as-tu fait de tes 50 ans ?
Kenya : contre la CPI, l'Union africaine soutient Kenyatta
Double attentat au Niger : le retour de Mokhtar Belmokhtar 







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique
Photo fournie le 20 janvier 2013 par SITE Intelligence Group de Mokhtar Belmokhtar
Un opposant après la dispersion d'une manifestation le 23 mai 2013 à Lomé
Le porte-parole du groupe salafiste jihadiste Ansar Asharia, Seifeddine Raïs, le 16 mai 2013 à Tunis
Cette photo publiée le 22 mai 2013 par la Mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (Unamid) montre une réfugiée qui a quitté les régions de Labado et Muhajeria, à l'est du Darfour
Le président du Bénin Thomas Yayi Boni, le 15 mai 2013 à Bruxelles
Des soldats nigériens patrouillent aux environs d'Agadez, au nord du Niger, le 24 septembre 2010
Des soldats nigériens patrouillent sur la route entre Agadez et Arlit, au Niger le 27 septembre 2010
Le logo du groupe Thales











