Jules Accorsi (Centrafrique) et Éric Gerets (Maroc) s'observeront mutuellement le 9 octobre.
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Le Maroc, qui accueille la Tanzanie dimanche 9 octobre à Marrakech, est maître de son destin. Une victoire le qualifierait pour la phase finale de la CAN 2012. Mais la Centrafrique, en déplacement en Algérie, peut le doubler.
Il y a un an, l’hypothèse faisait sourire. Aujourd’hui, plus personne n’écarte la possibilité de voir la Centrafrique éliminer le Maroc, après avoir contribué à l’élimination de l’Algérie, mondialiste il y a encore un peu plus d’un an. L’Égypte et le Cameroun, déjà éliminés, pourraient être rejoints au cimetière des éléphants par la Tunisie, en grand danger dans le groupe D, et le Maroc d’Éric Gérets. « On sait depuis longtemps qu’il n’y a pratiquement plus de petites sélections sur le continent. La Tanzanie et la Centrafrique le prouvent, et cela nous oblige à rester très concentrés », explique Youssouf Hadji, l’attaquant du stade Rennais et des Lions de l’Atlas.
La situation comptable du Maroc, à égalité de points avec les Centrafricains mais nanti d’une différence de buts favorable (+ 4 contre + 2), reste malgré tout confortable. « L’avantage, c’est que nous sommes maîtres de notre destin. On doit également se souvenir que la Tanzanie conserve une petite chance de se qualifier. Elle doit gagner à Marrakech, et on peut s’attendre à un match plutôt ouvert. »
La révélation centrafricaine
Au même moment à Alger, une des révélations de ces qualifications, la Centrafrique, tentera de battre des Fennecs éliminés mais pas démobilisés. « C’est dommage que nous n’ayons pas les cartes en main », déplore le défenseur Eloge Enza-Yamissi (Troyes, Ligue 2 française). « Mais nous avons accompli tellement de chemin depuis le premier match qualificatif de cette CAN au Maroc [0-0, le 4 septembre 2010, NDLR]. Ce résultat, suivi de notre victoire face à l’Algérie à Bangui (2-0, le 10 octobre 2010), ont constitué un véritable déclic. »
La Centrafrique est dirigée depuis un an par Jules Accorsi, un corse sexagénaire qui a bourlingué en Asie (Oman, Vietnam) et surtout en Afrique (Tunisie, Maroc, Algérie, Madagascar, Bénin). « Il a apporté sa grinta corse, mais a aussi professionnalisé la sélection. Et pour nous, une élimination ne serait pas un coup d’arrêt. Il faudrait se servir de ce que nous avons accompli pour continuer à avancer. »

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