Sur 2000 femmes portant le voile, la moitiée d'entre elles l'ont abandonné depuis avril 2011.
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Deux femmes ont été condamnées à des amendes par le tribunal de Meaux, en France, pour s’être vêtues d’un niqab dans un lieu public. Il s’agit de la première décision de justice de ce type, cinq mois après l’entrée en vigueur de la loi interdisant le port du voile intégral en France.
Cinq mois après l’entrée en vigueur de la loi sur l’interdiction du port du voile intégral, deux femmes ont été condamnées jeudi à des amendes par la justice française. Il s’agit de la première condamnation de ce type par un tribunal sur le sol français, seul pays européen à être doté d’une telle mesure.
Les deux jeunes femmes s’étaient présentées vêtues de leur niqab le 5 mai devant la mairie de Meaux, actuellement aux mains du parti au pouvoir en France. Hind Ahmas, âgée de 32 ans, et Najate Naït Ali, 36 ans, devront, pour ce fait, s’acquitter respectivement d’amendes de 120 et 80 euros.
Les deux Françaises n’ont pas pu assister au délibéré du tribunal, pour cause de retard, mais leur avocat, Yann Gré, a immédiatement évoqué leur volonté de faire appel du jugement. « Elles sont prêtes à porter l'affaire devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme », a-t-il prévenu.
En avril 2011, suite à plusieurs mois de débats houleux dans le pays, entrait en vigueur la loi interdisant « la dissimulation du visage dans l’espace public », c'est-à-dire la rue, les jardins publics, les gares ou les commerces. Initié par un parlementaire communiste, le projet avait été repris par la majorité parlementaire conservatrice. De nombreux musulmans se sont opposés à cette loi, accusant les députés de stigmatiser toute une communauté, estimée en France à plus de 4 millions de personnes, soit la plus importante d'Europe.
"Valeurs de la république"
Cette loi vient marquer « la volonté de la représentation nationale de réaffirmer solennellement les valeurs de la République et les exigences du vivre ensemble », selon le site internet gouvernemental consacré à ladite mesure, dont le slogan est « la république se vit à visage découvert ».Les forces de l'ordre n'ont pas le pouvoir d’obliger les personnes récalcitrantes à ôter leur voile, mais peuvent les conduire au poste de police afin d’effectuer une vérification d’identité. Les « hors la loi » encourent alors une peine maximale de 150 euros d'amende et/ou un stage de citoyenneté.
Selon l'association Touche pas à ma Constitution, qui milite contre cette loi, la moitié des quelque 2.000 femmes portant le voile islamique intégral en France s’en sont séparés depuis l'entrée en vigueur de la loi.
Si quelques personnes ont été, dans les mois précédents, interpellées dans la rue et contraintes à payer une amende, Hind Ahmas et Najate Naït Ali sont les premières à être jugées par un tribunal.
(Avec AFP)
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1.RAEmiLienne - 23/09/2011 à 21h:09C'est le summum de l'incohérence ! On affiche la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme mais...on ne l'applique pas. Ainsi, la l[...] Lire
Gilles Kepel est politologue français, spécialiste de l'islam et du monde arabe[...]
Zyed Krichen est le directeur de la rédaction du quotidien tunisien "Le Maghreb".[...]