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02/09/2011 à 10:50
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Un réfugié d'origine africaine à l'extérieur du camp de Sidi Bilal près de Tripoli. Un réfugié d'origine africaine à l'extérieur du camp de Sidi Bilal près de Tripoli. © FRANCISCO LEONG / AFP

Depuis une semaine, ils sont plus d’un millier de migrants d’Afrique subsaharienne pris  au piège de la bataille de Tripoli. Selon Médecins sans frontières (MSF), leur sort est préoccupant : confondus à tort avec les mercenaires recrutés par Mouammar Kaddafi, ils sont à la merci des rebelles et civils libyens. 

Les conditions de vie de 1200 migrants d’Afrique Subsaharienne se sont nettement dégradées depuis l’entrée des rebelles dans Tripoli la semaine dernière, alerte MSF. Menacés de morts par les rebelles libyens et privés d’un accès aux soins, ils sont un millier de Subsahariens à vivre reclus dans des bateaux sur une base militaire abandonnée alors qu’un autre groupe de 200 personnes a cherché refuge dans une ferme de la capitale libyenne, selon l’ONG. Par crainte de se déplacer, ils attendent encore d’être évacués.

Protéger les migrants de la violence

Le haut-commissaire à l’ONU pour les réfugiés, Antonio Guterres, a appelé à la retenue des rebelles et des civils libyens le 26 août. « Nous avons vu précédemment dans cette crise que ces personne+s, tout spécialement les Africains, peuvent être particulièrement vulnérables à l’hostilité ou à des actes de vengeance », rappelle le haut-commissaire. « Il est essentiel que la législation humanitaire soit prépondérante dans un contexte d’instabilité et que les étrangers – y compris les réfugiés et les travailleurs migrants – puissent pleinement et correctement bénéficier d’une protection contre la violence », déclare-t-il.

Débarqués de Côte d’Ivoire, du Tchad, du Soudan, ou encore du Nigéria, ces voyageurs d’infortune en transit en Libye sont accusés à tort d’être des soldats à la botte du dictateur déchu, des mercenaires ou encore d’appartenir aux unités spéciales de l’armée du Colonel, composées d’Africains  naturalisés libyens dans les années 1990.

Confusion et racisme

En cause, une vidéo d’Oma el-Béchir dans laquelle le président soudanais  accuse les rebelles du Darfour du JEM (Mouvement Justice et Equité) de faire partie des troupes de mercenaires de Kaddafi.

Passées en boucle à la télévision, ces images expliquent entre autres « pourquoi la communauté darfourie a été particulièrement visée par des agressions », selon Geneviève Jacques, membre de la mission FIDH dans le camp de réfugiés de Salloum.

Mais c’est aussi un racisme ordinaire que subissent ces migrants à la peau noire. Insultes, agressions, vols faisaient partie de leur quotidien avant même le déclenchement de la guerre de libération en février dernier.

 

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