L’Union européenne devrait annoncer un embargo sur les produits pétroliers syriens en signe de désaccord avec le régime répressif de Bachar al-Assad.
Les 27 pays membres de l’Union européenne seraient sur le point de trouver un consensus sur un embargo des produits pétroliers en provenance de Syrie. Une mesure politique qui entraînerait de lourdes pertes économiques pour le pays, qui vend la quasi-totalité de son pétrole à l’UE. Presque un tiers des recettes totales de la Syrie proviennent de l’exportation de 95% de ses produits pétroliers à destination des pays membres de l’UE.
Accentuer la pression sur al-Assad
En utilisant le levier économique, l’UE entend ainsi faire pression sur le régime de Bachar el-Assad. Une réaction un cran au-dessus des timides mises en demeures verbales émises par les dirigeants européens depuis le début de la répression sanglante.
Le vent des révoltes arabes souffle sur Damas et les autres grandes villes syriennes depuis le 15 mars dernier, date de lancement d’un mouvement de contestation sociale sans précédent. Inspirés par les militants révolutionnaires tunisiens et égyptiens, des dizaines de milliers de Syriens se réunissent lors des « vendredis de la colère » pour revendiquer des réformes démocratiques et sociales immédiates.
Embargo sur les investissements ?
D’ici la fin de la semaine, l’Union Européenne devrait sanctionner la Syrie et lui imposer un embargo sur la totalité de ses produits pétroliers. En revanche, les discussions au sujet d’un possible embargo des investissements européens dans le secteur pétrolier syrien se poursuivent entre les 27 membres de l’UE.
L’étau se resserre sur le président syrien qui doit déjà faire face à une commission d’enquête indépendante diligentée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
(avec AFP)

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