Cinq "amazones", ces jeunes femmes de la garde rapprochée de Mouammar Kaddafi, disent avoir été violées par le "Guide" et ses fils.
Elles seraient 400 femmes, jeunes et séduisantes, à être concernées par ces nouvelles révélations terrifiantes des pratiques du régime de l'ex-"guide" de la Libye. Elles, ce sont les « amazones » de Mouammar Kaddafi. Leur mission ? Officiellement, servir de sécurité rapprochée au « Guide » libyen. Plus vraisemblablement, ces soldates constituaient un harem au service du colonel.
Libérées du joug de Mouammar Kaddafi, cinq d’entre elles ont témoigné déclarant avoir été violées et sexuellement abusées par l’ex-dictateur et ses fils. Les propos accusant Mouammar Kaddafi ont été collectés par Seham Sergewa une psychologue, basée à Benghazi, et rapportés dans l’édition de dimanche du Times of Malta.
L’une de ces femmes raconte par exemple, avoir été forcée à s’enrôler parmi les « soldates » du raïs. Le régime accusait son frère, de retour d’un voyage à Malte, de transporter de la drogue. « On lui a dit : « soit tu deviens une amazone, soit ton frère passera le reste de sa vie en prison », raconte le Dr Sergewa. La jeune femme savait visiblement ce qu’il lui couterait de rejoindre les rangs des soldates privées de Kaddafi. Elle dit avoir été violée par le colonel, quelques semaines avant cet épisode.
Expulsée de l’université où elle étudiait, on l’a convaincu de rencontrer le « Guide », seule personne à pouvoir permettre sa réadmission. Après avoir été soumise à des tests VIH, la jeune fille relate avoir été conduite à Bab Aziziya, le quartier général de Mouammar Kaddafi, où elle trouva le colonel « en pyjama ».
"Elle a refusé ses avances et il l’a violée"
« Elle ne pouvait pas comprendre car elle voyait (Kaddafi) comme un père, le leader de la nation, ce genre de choses. Elle a refusé ses avances et il l’a violé », raconte le docteur Sergewa.
Les jeunes filles dénoncent aussi le traitement dont elles auraient été victimes. Comme des « objets », une fois violées, Mouammar Kaddafi les « passaient » à ses fils, ou à des officiers hauts gradés, afin qu’ils les violent à leur tour.
Le docteur Sergewa ne se limite pas aux faits racontés par ces « amazones ». Elle a également collecté les témoignages de femmes, disant avoir été abusées par les soldats pro-Kaddafi lors de ces derniers mois de guerre civile.
Des récits de violences sexuelles « systématiques », de jeunes femmes et « d’enfants » alarment la psychologue. Certaines d’entre elles racontent avoir été violées « par au moins 20 soldats, parfois devant leurs maris et enfants », dit-elle. « Une fille de 18 ans m’a dit avoir été violée devant son père, et l’implorait de ne pas regarder ». « J’estime qu’il y a eu au moins 6000 victimes de viols », déclare le Dr Sergewa.
De nombreuses d’entre elles se sont suicidées, selon la psychologue. Parmi les autres, huit femmes ont accepté de témoigner contre Mouammar Kaddafi, s’il venait à être jugé devant la Cour pénale internationale.

Union africaine, qu'as-tu fait de tes 50 ans ?
50 ans de l'UA : le sommet des indésirables
Agadez et Arlit : le Mujao frappe le coeur du dispositif de sécurité nigérien







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Photo fournie le 20 janvier 2013 par SITE Intelligence Group de Mokhtar Belmokhtar
Un opposant après la dispersion d'une manifestation le 23 mai 2013 à Lomé
Le porte-parole du groupe salafiste jihadiste Ansar Asharia, Seifeddine Raïs, le 16 mai 2013 à Tunis
Cette photo publiée le 22 mai 2013 par la Mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (Unamid) montre une réfugiée qui a quitté les régions de Labado et Muhajeria, à l'est du Darfour
Le président du Bénin Thomas Yayi Boni, le 15 mai 2013 à Bruxelles
Des soldats nigériens patrouillent aux environs d'Agadez, au nord du Niger, le 24 septembre 2010
Des soldats nigériens patrouillent sur la route entre Agadez et Arlit, au Niger le 27 septembre 2010
Le logo du groupe Thales











