25/08/2011 à 09h:38 Par Jeune Afrique
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Les chefs d'Etat africains réunit pour le 17ème sommet de l'Union africaine. Les chefs d'Etat africains réunit pour le 17ème sommet de l'Union africaine. © AFP

Sortant de leur réserve, plusieurs pays africains ont enfin pris la décision de reconnaître le Conseil national de transition (CNT) comme autorité légitime en Libye.

mis à jour à 12h50

«Nous sommes convenus que le moment est venu pour la Libye de reprendre son siège et sa place légitime au sein de la Ligue arabe. Le CNT sera le représentant légitime de l'Etat libyen», a ainsi déclaré le secrétaire général de la ligue arabe, Nabil el-Araby. Le représentant du CNT, Abdelmomein el Houni, a quant à lui indiqué que la Libye reprendrait sa place de membre de la Ligue à l'occasion d'une réunion ministérielle samedi.

De même, l’Ethiopie avait reconnu mercredi l’organe représentatif de la rébellion en Libye, appelant l’Union africaine (UA) à faire de même, un jour avant la réunion de l’organisation internationale.

Alors que les combats font toujours rage près du quartier général de Mouammar Kaddafi, le Burkina Faso, le Tchad et l’Ethiopie ont également basculé du côté de la rébellion libyenne.

Kaddafi à Ouagadougou ?

Ouagadougou, qui entretenait des rapports très étroits avec Tripoli, a cependant choisi de reconnaître le CNT comme seul et unique représentant légitime du peuple libyen. Les autorités burkinabè dont les relations s’étaient refroidies depuis 2008 suite à un projet de gouvernance africaine voulue par Kaddafi, n’ont pourtant pas excluent d’accueillir l’ex-leader libyen si tel était son désir.

De son côté le président tchadien Idriss Deby Itno, très proche du colonel Kaddafi, a lui aussi reconnu le CNT. Celui dont le pays a été régulièrement accusé d’envoyer des mercenaires soutenir le régime libyen a demandé aux nouvelles autorités de préserver la vie et les biens de la communauté tchadienne installée en Libye.

Addis Abeba a également décidé de reconnaitre la légitimité du CNT, mais comme autorité intérimaire. Dans un communiqué conjoint, les chefs de la diplomatie éthiopienne et nigériane ont demandé aux membres de l’UA d’être cohérents en étendant au CNT le soutien et la reconnaissance qu’ils ont donné à la Tunisie et à l’Égypte après leur révolutions.

L’UA entre en scène ?

Une réunion des chefs d’États consacrée à la situation en Libye doit avoir lieu vendredi à Addis Abeba, siège de l’organisation continentale. Ce mini-sommet qui réunit le Conseil de paix et de sécurité sera précédé jeudi par une réunion du comité de médiateur de l’UA, présidé par la Mauritanie et réunissant les présidents du Congo, du Mali, d’Afrique du Sud et d’Ouganda.

Les chefs d'Etat africains réunis en sommet à Malabo les 30 juin et 1er juillet avaient très difficilement adopté un accord-cadre proposé aux parties libyennes : cet accord prévoyait notamment que le colonel Kaddafi soit écarté des négociations et la mise en place d'une force de maintien de la paix.

Mais le document de l'UA n'appelait pas explicitement Mouammar Kaddafi à céder le pouvoir, contrairement à ce qu'exigeait le CNT. Une grande partie des pays africains, qui avaient souvent bénéficié des largesses du régime libyen, s'était refusée à appeler le colonel Kaddafi à se retirer et avait condamné les opérations de l'Otan.

Le premier pays africain (et cinquième pays au monde) à avoir reconnu le CNT était pourtant la Gambie, le 22 avril. Le Sénégal, qui a reconnu le CNT dès le 28 mai, a déploré lundi les violents combats en cours et demandé à la communauté internationale de voler au secours de la population libyenne et du CNT.

Avec AFP
 

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