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08/08/2011 à 10:50
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Youssouf Hadji (à droite) en 2009. Youssouf Hadji (à droite) en 2009. © AFP

Elancé en qualifications pour la CAN 2012 après une victoire face à l’Algérie (4-0) le 4 juin dernier, le Maroc dispute mercredi à Dakar un match amical contre le Sénégal. L’occasion pour Youssouf Hadji, une des stars de la sélection, de revenir sur les neuf premiers mois de l’ère Éric Gerets.  

Jeuneafrique.com : Le Maroc va affronter le Sénégal à Dakar, à trois semaines d’un déplacement à hauts risques en Centrafrique pour les qualifications pour la CAN 2012. Approuvez-vous cette initiative d’Eric Gerets ?

Youssouf Hadji : Complètement. Aller jouer en Afrique noire, ce n’est jamais simple pour les équipes nord-africaines. Il y a la chaleur, les terrains ne sont pas toujours en bon état, l’ambiance est assez chaude. Au Sénégal, face à une des meilleures équipes africaines, nous serons dans les meilleures conditions pour préparer le match en Centrafrique. Gerets est toujours soucieux des détails.

Il est en place depuis neuf mois. Qu’a-t-il apporté à la sélection sur le plan du jeu ?

C’est un entraîneur qui a toujours aimé le jeu offensif. Il connaît les qualités du footballeur marocain, et il ne nous fait pas jouer contre nature. Il nous demande de faire vivre le ballon, de favoriser le jeu à terre. Lors de son premier match à la tête de la sélection en Irlande du Nord (1-1, le 16 novembre 2010), nous avions fait une bonne impression. Et surtout, Gerets fait jouer les meilleurs à chaque poste. Cela rend les choses faciles. L’ambiance est saine, y compris entre les locaux et les internationaux qui ont tous le même objectif.

Le Maroc peut-il viser plus haut avec Gerets ?

Oui, je le pense. Il faut le laisser travailler et mettre ses idées en place. Nous avons un très bon sélectionneur, des joueurs de talent et une nouvelle génération prometteuse. Participer à la CAN 2012 serait la preuve de cette progression. Et nous visons la Coupe du Monde 2014. Le Maroc a le potentiel pour redevenir une des meilleures sélections d’Afrique.

Adel Taarabt avait claqué la porte de la sélection avant le match contre l’Algérie en juin. Il s’est excusé, mais Gerets ne semble pas disposé à le rappeler.  Son avenir avec les Lions de l’Atlas est-il compromis tant que Gerets sera là ?

Taarabt est un super joueur et un bon mec. Ce match contre l’Algérie, il l’avait préparé avec beaucoup de professionnalisme, et quand il a appris qu’il ne serait pas titulaire, il a mal réagi et est parti. Il sait qu’il a commis une erreur. Mais je suis convaincu qu’il reviendra, et je l’espère, car c’est quelqu’un d’apprécié dans le groupe. Il lui faut désormais regagner la confiance du coach. Il peut beaucoup apporter à la sélection.
 

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