Extension Factory Builder
01/08/2011 à 18:17
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Des militaires français participent à la parade du cinquantenaire de l'indépendance du Sénégal. Des militaires français participent à la parade du cinquantenaire de l'indépendance du Sénégal. © AFP/SEYLLOU

Près des trois quarts des militaires français du Sénégal - 900 hommes sur 1 200 - ont déjà fait leur paquetage ou prévoient de le faire dans les trois années qui viennent. La force restante sera dédiée à la coopération militaire avec les 15 pays membres de la Cedeao et la Mauritanie.

Près de 40 ans après leur création, en 1974, les Forces françaises du Cap-Vert (FFCV) ne sont plus. Certes, 300 militaires français vont bien rester sur la base militaire française de Dakar, mais ceux-ci - terminologie diplomatique oblige - prendront le nom d’Éléments français au Sénégal (EFS).

Le nombre des militaires français du Sénégal, dont le retrait a officiellement débuté dimanche, devrait être stabilisé en trois ans. « L’effectif sera rabaissé progressivement à 300 personnes d’ici 2014. Une importante partie des départs a déjà eu lieu. Actuellement nous sommes environ 400 sur la base militaire de Dakar »,  indique un officier français sur place.

La dissolution des FFCV résulte de la volonté exprimée en février 2010 par Abdoulaye Wade de voir le Sénégal reprendre les bases françaises sur son territoire pour y exprimer sa « souveraineté ». Le président sénégalais s’était insurgé de la présence « de plus en plus incongrue » des soldats français dans un pays stable et démocratique. « Elle y est ressentie comme une indépendance inachevée », avait-il déclaré.

Nouvelle coopération militaire

Le nouvel accord de coopération militaire, signé en avril 2010, prévoit la création de l’EFS, « une plate-forme de coopération militaire opérationnelle, bilatérale et générale » censée être mise au service des armées des 15 pays de la Cedeao et de la Mauritanie. Composée de 300 militaires français assistés de 150 Sénégalais, cette nouvelle formation sera commandée par le général Grégoire de Saint-Quentin.

Les forces françaises au Sénégal, bien que diminuées et n’ayant a priori plus pour vocation d’intervenir directement dans la sous-région, constituent avec celles de Libreville et de Djibouti, les trois bases permanentes du dispositif français en Afrique.

Dimension économique

À la dimension politique très populaire au Sénégal du départ des FFCV se greffe néanmoins un impact économique négatif. Quelque 260 Sénégalais travaillaient jusque-là sur les trois sites militaires français (23e Bataillon d’infanterie marine « Bima » de Bel Air, Base aérienne 160 de Ouakam et Unité marine), sans compter tous les emplois générés par la présence des militaires français (commerçants, cuisiniers, gardiens, jardiniers..).

« Alors que le nombre de militaires français a été divisé par quatre, celui des employés sénégalais ne l'a été que par deux. Cela reflète bien le souci et l'attachement de la France vis-à-vis de ses employés sénégalais et son désir de faire perdurer ce lien particulier », a cependant déclaré le général Olivier Paulus, dernier commandant des FFCV, dans un entretien accordé le 30 juillet au quotidien sénégalais Le Soleil.

Une chose est sûre : le départ des troupes françaises marque la fin de plus de deux siècles de présence militaire française au Sénégal, initiée au temps où Saint-Louis était la capitale de l'Afrique occidentale française (AOF).

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Sénégal

Ebola atteint le Sénégal, un quartier de Monrovia sort de l'isolement

Ebola atteint le Sénégal, un quartier de Monrovia sort de l'isolement

Le Liberia doit lever samedi matin la quarantaine d'un quartier de la capitale, 10 jours après avoir imposé son isolement face à la progression de l'épidémie d'Ebola, qui touche désormais [...]

Sénégal : Mamadou Jean-Charles Tall, une mosquée et un manifeste

"La mosquée de Donaye (dans la vallée du fleuve Sénégal) doit être une sorte de manifeste. Au-delà de son caractère religieux, de l'impératif fonctionnel, elle[...]

Ebola : premier cas officiellement confirmé au Sénégal

La ministre sénégalaise de la Santé, Awa Marie Coll Seck, a officiellement confirmé au cours d'une conférence de presse, vendredi, le premier cas de fièvre hémorragique Ebola dans[...]

Braconnage en Afrique : Bring back our elephants !

Malgré les arrestations, le braconnage menace l'espèce. En Asie et au Moyen-Orient, l'ivoire vaut de l'or. Du Darfour au Congo, il finance les groupes armés.[...]

Coupe du monde de basket-ball : que peuvent faire les Africains ?

À partir du 30 août, trois équipes africaines participent à la Coupe du monde de basket-ball, en Espagne. Si les Américains sont favoris, et que les Espagnols espèrent également[...]

RDC - Affaire Chebeya : plainte contre Mwilambwe confirmée au Sénégal

À la suite de la plainte déposée par la FIDH et les familles des victimes dans l'affaire Chebeya début juin, la justice sénégalaise a ouvert mardi une information judicaire à[...]

Assane Dioma Ndiaye : "La CREI viole les principes élémentaires des droits de la défense"

Le président de la Ligue sénégalaise des droits humains voit dans le procès du fils de l'ancien président un "règlement de comptes" orchestré par le régime[...]

Sénégal : colère sur le campus de Dakar

La tension qui régnait depuis des mois à l'université de Dakar est montée d'un cran, le 14 août, avec la mort d'un étudiant lors d'une intervention musclée des forces de[...]

Sénégal : la CREI refuse de laisser partir Bibo Bourgi

La Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI) a refusé à l'homme d'affaires Bibo Bourgi, considéré comme le principal complice de Karim Wade, d'aller se faire soigner en France[...]

Sénégal : l'opposant Samuel Sarr arrêté pour offense au chef de l'État

L’opposant et ex-ministre sénégalais de l'Énergie Samuel Sarr, proche de l’ancien président Abdoulaye Wade, a été inculpé et emprisonné pour offense au chef de[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces
Buy VentolinBuy Antabuse Buy ZithromaxBuy Valtrex