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29/07/2011 à 16:29
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Des habitants de Sidi Bouzid s’inscrivent sur les listes électorales, le 20 juillet 2011. Des habitants de Sidi Bouzid s’inscrivent sur les listes électorales, le 20 juillet 2011. © Mokhtar Mohamed/AFP

À quatre jours de la clôture des inscriptions en Tunisie, seuls 16 % des électeurs potentiels se sont enregistrés sur les listes électorales.

C’est sans surprise que le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) en Tunisie, Kamel Jendoubi, a exhorté vendredi ses concitoyens à s’enregistrer en vue de l’élection, en octobre, d’une Assemblée constituante chargée de rédiger la nouvelle loi fondamentale du pays.

« Il faut que le rythme s’intensifie, il faut qu’il y ait une volonté citoyenne ! La carte d’électeur ne vous arrivera plus dans votre boîte aux lettres avec un cadeau ou un sandwich, désormais, c’est vous qui devez aller vous inscrire ! » a lancé Kamel Jendoubi au cours d’une conférence de presse.

Près de 1,3 million de citoyens se sont déjà inscrits, soit 16 % des électeurs potentiels, dont le nombre est estimé à 7,9 millions. Les Tunisiens âgés de 41 à 50 ans sont les plus nombreux à s’être inscrits.

Pour des élections réussies et transparentes

Quelque 950 bureaux ont été ouverts sur tout le territoire. Le rythme des inscriptions s’est intensifié ces derniers jours, mais les efforts sont insuffisants, a déploré le président de l’ISIE, qui a toutefois évité de se prononcer sur une éventuelle prolongation des opérations d’inscription. Commencées le 11 juillet, ces dernières s’achèvent officiellement mardi 2 août.

« Notre unique objectif, ce sont des élections réussies et transparentes. Le seul agenda que nous avons, c’est le 23 octobre. Pour le reste, on fera avec les moyens dont nous disposons », a déclaré Jendoubi.

Selon un autre membre de l’ISIE, des solutions alternatives sont étudiées, telles que les inscriptions par SMS.

« Même si le nombre d’inscrits n’est pas énorme, ce ne sera pas une catastrophe, car la base de données fondamentale, c’est-à-dire les Tunisiens disposant d’une carte d’identité, existe déjà » a relativisé cette source. « Ce qui serait une catastrophe, ce serait de ne pas avoir d’élections libres et transparentes le 23 octobre », a-t-elle ajouté.

Les Tunisiens sont appelés à élire le 23 octobre une assemblée chargée de rédiger une nouvelle Constitution après la chute du régime Ben Ali.

(Avec AFP)

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