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18/07/2011 à 14:15
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L'ancien ministre de la Défense sud-africain Magnus Malan, le 7 mai 1997 au Cap. L'ancien ministre de la Défense sud-africain Magnus Malan, le 7 mai 1997 au Cap. © AFP

Le général Magnus Malan, ministre de la Défense sud-africain pendant plus d’une décennie sous l’apartheid, est décédé lundi à l’âge de 81 ans. Il s’était battu sans relâche contre l’octroi de droits aux Noirs.

En ce jour d’anniversaire de Nelson Mandela (il fête ce lundi ses 93 ans), c’est un de ses adversaires politiques qui s’est éteint : le général Magnus Malan.

Il était un « dur » du Parti national, la formation qui a mis en place le système de l’apartheid en Afrique du Sud. Devenu chef de l’armée en 1976, il prend en 1980 la tête du ministère de la Défense qu’il ne quitte qu’en 1991, alors que les négociations avec le Congrès national africain (ANC, le parti de Nelson Mandela) viennent d’être entamées. Jusqu'à sa retraite, prise discrètement peu avant les premières élections multiraciales de 1994, il se bat sans relâche contre l'octroi de tout droit politique aux Noirs.

Magnus Malan assume notamment publiquement le rôle joué par ses soldats dans des situations qui n’étaient pas de leur ressort : en 1984, il reconnaît que l'armée a secondé la police pour mater les troubles politiques, puis, en 1987, que les troupes sud-africaines ont participé à la guérilla contre le gouvernement angolais.

Un an plus tard, en 1988, il participe aux négociations devant aboutir à l'indépendance de la Namibie et au retrait des troupes cubaines et sud-africaines d'Angola, ce qui marquera l’apogée de sa carrière.

Massacres au Kwazulu-Natal

Son nom restera attaché à la guerre civile de basse intensité qui a lieu, à la fin des années 1980 et au début des années 1990, dans la province du Kwazulu-Natal. Des miliciens du parti zoulou Inkatha Freedom Party (IFP) de Mangosuthu Buthelezi et des militants de l’ANC se livrent à des affrontements sanglants. L’ANC accuse alors le gouvernement sud-africain de soutenir l’IFP en sous-main pour le déstabiliser.

En 1990, les premières accusations sur la responsabilité de Magnus Malan dans les opérations paramilitaires surgissent. Après les révélations sur le financement de l’IFP par le pouvoir, il est muté du ministère de la Défense à celui des Affaires forestières.

Jugé pour avoir implicitement approuvé un massacre de civils perpétré en 1987 au Kwazulu, Magnus Malan est finalement acquitté en 1996, alors que l’ANC est arrivé au pouvoir deux ans plus tôt.

Il s’est éteint à l’âge de 81 ans, laissant une épouse, « avec qui il était marié depuis 49 ans, ainsi que trois enfants et neuf petits-enfants », a indiqué sa famille dans un communiqué.

(Avec AFP)
 

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