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15/07/2011 à 09:34
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Le président sénégalais Abdoulaye Wade le 9 juin 2011 lors d'une visite à Benghazi. Le président sénégalais Abdoulaye Wade le 9 juin 2011 lors d'une visite à Benghazi. © AFP

Le président sénégalais Abdoulaye Wade a reconnu une "erreur d’appréciation" à propos de son projet de réforme constitutionnelle et des violentes manifestations à Dakar le 23 juin. Pour apaiser les tensions, il propose une élection présidentielle anticipée.

À peine sorti d’une des crises les plus sérieuses depuis son arrivée à la présidence sénégalaise, Abdoulaye Wade tente de reprendre la main - sans rien lâcher sur l’essentiel.

Lors d’un discours prononcé devant les membres de son gouvernement et des élus jeudi soir, il a commenté, pour la première fois, sur les violentes manifestations du 23 juin à Dakar, qui l’avaient forcé à retirer un projet de réforme de la Constitution. Celui-ci prévoyait notamment l’élection simultanée du président et d’un vice-président, poste de successeur constitutionnel qui aurait été créé pour l’occasion. Il aurait suffit à un « ticket » de recueillir 25% des voix dès le premier tour pour être élu.

Le projet, dévoilé à huit mois de l’élection présidentielle sénégalaise (prévue pour février 2012) avait alimenté les soupçons de « succession dynastique » : certains y voyant un moyen pour Abdoulaye Wade de placer son fils, Karim.

"Erreur d’appréciation"

Si Abdoulaye Wade a fait son mea culpa jeudi soir,  il s’agit essentiellement d’une erreur de communication, a-t-il estimé. « Il est probable que nous n’ayons pas suffisamment et à temps expliqué cette proposition, a-t-il déclaré. Il faut reconnaître que nous n’avions pas pensé que les manifestations du 23 juin devant l’Assemblée nationale puissent déboucher sur la violence. Nous avons commis une erreur d’appréciation ».

Alors que la tension peine à redescendre dans les rues de Dakar (notamment en raison des coupures d’électricité à répétition) le président sénégalais a tenté d’apaiser la contestation en promettant la fin des délestages d’ici au mois de septembre.

Sur le plan politique, Abdoulaye Wade propose une élection présidentielle anticipée. Si « l'opposition est pressée et certaine » de l'emporter, « je peux envisager une élection présidentielle anticipée, si cela est nécessaire pour la cohésion sociale et la concorde nationale ».

« La Constitution me donne le pouvoir d’organiser une élection présidentielle par anticipation dans un délai qui se situe entre soixante jours au maximum et quarante jours au minimum », a-t-il rappelé.

Abdoulaye Wade n’a en revanche pas laissé plané le doute sur ses intentions : il sera candidat. (avec AFP)

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