François Muamba, l’ex-numéro 2 du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, a annoncé la création de sa propre plateforme d’opposition. Il n’exclut pas de se présenter à l’élection présidentielle du mois de novembre.
Un prétendant de plus dans la course à l’élection présidentielle congolaise ? François Muamba, l’ancien secrétaire général du Mouvement de libération du Congo (MLC) ne fait en tout cas plus mystère de ses ambitions.
Dimanche, l’ancien numéro 2 du parti de Jean-Pierre Bemba, l’ancien vice-président congolais détenu par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, a annoncé la création de sa propre plateforme d’opposition : l'Alliance pour le développement et la République (ADR).
« Je suis présidentiable. Je ne voudrais pas donner dans la fausse modestie », a-t-il confié peu de temps après à la radio française RFI.
« Si je suis reconnu comme le meilleur [de l'opposition pour la présidentielle], pourquoi pas être candidat », a-t-il encore déclaré.
François Muamba avait été déchu de son poste de secrétaire général du MLC au mois d’avril, pour avoir voulu prendre la place de Jean-Pierre Bemba en son absence. Ancien ministre de l’Économie (sous Mobutu), il avait rejoint le MLC, milice devenue parti politique après la seconde guerre en RDC en 2002.
Confusion dans l'opposition
« L'ADR entend rassembler ceux qui refusent un Congo qui mendie à genoux la jouissance de ses propres ressources et sont déterminés à transcender les clivages politiciens pour privilégier l'intérêt général, et doter la République Démocratique du Congo d'une réelle capacité de gouvernance », a-t-il déclaré avec l’annonce de la création de sa plateforme.
« Dans l'opposition (...) nous n'arrivons pas à offrir à notre peuple une image cohérente d'une force capable de générer le changement attendu par l'immense majorité des Congolais », a ajouté François Muamba.
À court terme, la création de ce mouvement ne devrait toutefois qu’ajouter à la confusion dans l’opposition congolaise. Celle-ci comportait déjà deux principaux candidat déclarés : l’opposant historique Etienne Tshisekedi, et l’ancien président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe. Jean-Pierre Bemba n’a pour sa part pas renoncé à se présenter, en dépit de sa détention aux Pays-Bas.
Face à une opposition qui ne s’entend toujours pas sur une candidature unique, le président sortant Joseph Kabila reste le mieux placé, en particulier depuis l’adoption d’un mode de scrutin à un tour pour l’élection présidentielle, qui devrait lui permettre de profiter des divisions de l’opposition. (avec AFP)

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