Dans le cadre du 17e sommet de l'Union Africaine, le 15e Forum des chefs d’État du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep) se tiendra à Malabo, le 29 juin. Il a pour objectif d’encourager l’adoption par ses adhérents de pratiques et de normes visant à promouvoir la stabilité politique et l’essor socio-économique. Explications.
Créé en 2003, à la faveur de la mise en œuvre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad), le Maep est un instrument d’auto-évaluation auquel adhèrent librement et volontairement les membres de l’Union Africaine (UA).
Il a pour objectif d’encourager l’adoption de politiques, normes et pratiques visant à promouvoir la stabilité et l’essor socio-économique en vue d’accélérer l’intégration régionale et continentale. L’élaboration des rapports d’évaluation se fait sur la base de la transparence et en l’absence de toute sorte de pression politique ou manipulation diplomatique.
14 pays évalués entre 2006 et 2011
Pour adhérer au Maep, il suffit à l’État ayant décidé de se plier à l’exercice de ratifier un protocole d’accord issu de la Déclaration de l’UA. Ensuite l’adhérent est soumis à des évalutations échelonnées dans le temps. La première se fait dans les dix-huit mois suivant l’adhésion. Elle est suivie d’évaluations périodiques qui ont lieu tous les deux ou quatre ans. Le pays adhérent peut néanmoins sortir de cette périodicité en raison d'imprévus ou encore lorsqu'il est dans une situation annonçant une crise politique et économique persistante.
Depuis la création du Maep, une trentaine de pays* se sont engagés dans la démarche, dont 14** ont été évalués entre janvier 2006 et janvier 2011.
Structuration du Maep
La Banque africaine de développement (BAD), la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) sont les trois partenaires stratégiques du Maep.
Le Maep est composé de trois structures :
La Guiné équatoriale rejoint le Maep
À Malabo, le 15e Forum devra enregistrer l’adhésion de la Guinée équatoriale qui deviendra ainsi le 31e pays membre du Panel. Ensuite, les chefs d’État écouteront successivement le Béninois Thomas Yayi Boni, et le Burkinabé Blaise Compaoré. Après avoir été évalués en janvier 2008, pour le Bénin, et octobre 2008, pour le Burkina Faso, ces deux pays doivent soumettre un rapport d’étape sur la mise en œuvre des recommandations et suggestions qui leur ont été faites lors de la présentation de leur rapport d’évaluation.
(*) Afrique du Sud, Algérie, Angola, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Djibouti, Égypte, Éthiopie, Gabon, Ghana, République du Congo, Kenya, Lesotho, Libéria, Malawi, Mali, Mauritanie, Maurice, Mozambique, Nigeria, Ouganda, Rwanda, Sao Tome y Principe, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Tanzanie, Togo, Zambie et, depuis le 29 juin, la Guinée équatoriale.
(**) Les 14 pays ayant déjà été soumis à évaluation sont, par ordre chronologique : Ghana, Rwanda, Kenya, Afrique du Sud, Algérie, Bénin, Ouganda, Nigeria, Burkina Faso, Mali, Mozambique, Lesotho, Maurice et Ethiopie.
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