Extension Factory Builder
18/06/2011 à 10:37
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le roi Mohammed VI et le prince Moulay Rachid prient dans une mosquée de Rabat, le 17 juin 2011. Le roi Mohammed VI et le prince Moulay Rachid prient dans une mosquée de Rabat, le 17 juin 2011. © AFP

Dans un discours à la nation, vendredi soir, le roi du Maroc Mohammed VI a présenté les grandes lignes d'une réforme allant dans le sens de l'instauration d'une "monarchie parlementaire". Le projet de révision constitutionnelle sera soumis à référendum le 1er juillet.

Révolution de velours au royaume du Maroc. Et révolution d'un genre très particulier aussi, puisqu'elle elle est essentiellement dirigée – « pilotée », pourrait-on dire – par le roi Mohammed VI en personne, qui a présenté vendredi soir aux Marocains les grandes lignes du projet de réforme constitutionnelle qui lui a été remis par une commission ad-hoc désignée par lui.

Sur les ondes de la télévision et de la radio, Mohammed VI a demandé aux Marocains d'approuver par référendum le 1er juillet une réforme qui vise à « consolider les piliers d'une monarchie constitutionnelle, démocratique, parlementaire et sociale ». Et de détailler les principaux changements institutionnels.

Comme prévu, le Premier ministre marocain verra ses pouvoirs renforcés. Il sera issu du parti arrivé en tête aux élections et s'appellera « chef du gouvernement ». Et il aura « le pouvoir de dissoudre la Chambre des Représentants », prérogative jusqu'à présent réservée au roi qui peut également renvoyer la chambre des Conseillers.

Perte d'influence

En fait, le roi perdra de l'influence surtout au profit de l'exécutif. Il ne pourra plus prendre le Premier ministre de son choix, notamment. La future Constitution devrait aussi mieux garantir l’indépendance de la justice vis-à-vis des pouvoirs législatif et exécutif, a précisé le souverain dans son discours.

Mieux garantir l'indépendance de la justice vis à vis du législatif et de l'exécutif.

Mais le roi du Maroc, dont la personne sera « inviolable », restera tout de même le « Commandeur des croyants et chef de l'Etat », a précisé Mohammed VI. En tant que seule autorité religieuse du royaume, il garantira « le libre exercice des cultes » même si l'Islam reste la religion de l'État. Le roi reste également le chef des armées et dispose du pouvoir d'accréditer les ambassadeurs et les diplomates.

Autre évolution décisive : comme le souhaitait la société civile, la langue amazighe (le berbère) sera – au même titre que l'arabe - considérée comme langue officielle, selon le préambule du nouveau projet. Or une grande partie de la population marocaine s'exprime dans l'un des trois dialectes de la langue amazighe, qui est indissociable de l'identité marocaine. (avec AFP)
 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Maroc

Longtemps déserté, le Sahara marocain attire enfin les patrons

Longtemps déserté, le Sahara marocain attire enfin les patrons

Fin mars, les provinces du Sud étaient au centre d'un nouveau forum de l'investissement à Laayoune. À la clé, soixante projets et 6 milliards de dirhams pour une région jusque-l&agra[...]

Maroc - Laurent Sablé : "Fini les procès, place au sport !"

Au terme d'une procédure internationale d'arbitrage, la suspension des Lions de l'Atlas des CAN 2017 et 2019 a été annulée. Entretien avec l'un des avocats de la partie marocaine.[...]

Finance : le marocain OCP lève un milliard de dollars sur les marchés internationaux

Pour sa deuxième incursion sur les marchés internationaux en à peine un an, le géant marocain des phosphates OCP a émis un eurobond d'un milliard de dollars. L'emprunt, d'une maturité de[...]

Maroc : l'avant-projet de réforme du code pénal est-il rétrograde ?

La réforme du code pénal marocain devait permettre des avancées démocratiques. C'est raté : son avant-projet est contesté par la société civile, qui le trouve[...]

Accident d'autocar au Maroc : les victimes méritent-elles le deuil national ?

Depuis le tragique accident d’autocar, les messages de condoléances et de soutien aux familles des victimes se muent en une gronde sur les réseaux sociaux demandant un deuil national.[...]

Mohammed Benhammou : "La plupart des Marocains qui reviennent du jihad avec l'EI disent avoir été dupés"

Pour l'universitaire Mohammed Benhammou, président du Centre marocain des études stratégiques et spécialiste du terrorisme et des questions de sécurité, les recrues de l'État[...]

Libye : une bombe explose devant l'ambassade du Maroc sans faire de victimes

Une bombe a explosé dans la nuit de dimanche à lundi près de l'entrée de l'ambassade du Maroc, à Tripoli. L'attentat n'a heureusement pas fait de victimes.[...]

Maroc : au moins 33 morts dans un grave accident d'autocar dans le Sud

Le Maroc est endeuillé une nouvelle fois par un accident de la route dû à une collusion entre un autocar et un camion près de la ville de Tan Tan (Sud). Bilan provisoire : 33 morts, dont des enfants,[...]

Maroc : la revue de détail du dernier recensement

Loin de certaines lectures exagérément dramatiques, les premiers chiffres du recensement général confirment des tendances connues. Revue de détail.[...]

Manuel Valls : "La France est fière d'être l'amie du Maroc"

En visite dans le royaume chérifien, le Premier ministre français a assuré jeudi que les relations de Paris avec Rabat avaient repris leur cours normal, après un an d'une crise diplomatique[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers
Purging www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110618102117 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110618102117 from 172.16.0.100