Extension Factory Builder
23/05/2011 à 16h:03
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
En 2010, le nombre de clients pour le mobile a progressé de 55 % au Burundi. En 2010, le nombre de clients pour le mobile a progressé de 55 % au Burundi. © Katrina Manson/Reuters

La banque d'affaires qui a fait fortune en Russie vient d'être sélectionnée pour mener à terme un processus de privatisation lancé en 2009.

Une nouvelle étape vient d'être franchie dans la privatisation de l'Office national des télécommunications (Onatel) du Burundi. Lancée en 2009, l'opération était depuis en suspens, malgré un enjeu de taille : donner à cette entreprise publique leader de la téléphonie fixe tout son dynamisme dans le mobile, un marché en plein essor.

En 2010, selon les chiffres du régulateur national cités par Reuters, le nombre de clients pour le mobile a progressé de 55 %, atteignant près de 1,6 million. Le taux de 21 % d’abonnés dans la population laissant entrevoir une importante marge de progression. Cinq opérateurs sont réellement actifs dans le sans-fil : U-Com, Africell, Econet Burundi, Lacell et Onatel Mobile (Onamob). Détenu par l'égyptien Orascom Telecom, U-Com est le leader, avec une part de marché d'environ 68 % selon le cabinet d'études Informa Telecom & Media. Loin devant l'opérateur public Onatel, qui détient moins de 10 % du marché.

Premier gros contrat africain

Soutenue depuis 2010 par la Banque mondiale, la cession rentre désormais dans une nouvelle étape. À l'issue d'un appel d'offres lancé mi-2010, et dont les résultats viennent d'être dévoilés, Renaissance Capital a été sélectionnée pour conseiller financièrement et mener à son terme la privatisation. La banque d'affaires, qui a fait fortune en Russie et opère depuis plusieurs années en Afrique subsaharienne, a nettement devancé le français BNP Paribas et l'émirati Millennium Finance Corporation, avant de battre dans la dernière ligne droite (l'offre financière) Linkstone Capital. Ce dernier avait pourtant à son actif plusieurs opérations de privatisation, dont celle de la Sotelma au Mali.

Très présente dans les opérations boursières africaines, à la fois en tant que courtier mais aussi en tant que conseil en levée de fonds, Renaissance Capital décroche ainsi ce qui est sans doute son premier gros contrat africain en matière de conseil financier dans les télécoms. À charge pour ses équipes de mener la privatisation d'ici à la fin de l'année.

Comptant parmi les dernières opérations de privatisation en Afrique dans le secteur des télécoms, la cession d’Onatel Burundi ne déclenche certainement pas l'enthousiasme des investisseurs. « C'est un petit marché, qui pourrait intéresser un opérateur important disposant d'implantations dans des pays voisins comme la RD Congo, le Rwanda ou la Tanzanie, explique Thecla Mbongue, analyste senior chez Informa Telecoms & Media. Mais les niveaux de revenus très bas de la population ainsi que la faible densité hors de la capitale Bujumbura seront des défis majeurs. »

Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

0 réaction(s)

Réagir à cet article

Burundi

Burundi : les partis se concertent en vue des futures élections

Burundi : les partis se concertent en vue des futures élections

Une rencontre consacrée aux propositions d'amendement du code électoral s'est ouvert, mercredi 22 mai, dans le nord du pays. L’événement est organisé par le ministère de l'Int&eacu[...]

Grands Lacs : la paix est à portée de main

Ban Ki-moon est le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies ; Jim Yong Kim est le président du Groupe de la Banque mondiale.[...]

Carte interactive : tour d'Afrique des missions de maintien de la paix

Conséquence de la multiplication, ces deux dernières décennies, des conflits armés sur son sol, l’Afrique est le continent qui accueille le plus de missions de maintien de la paix. Combien[...]

Au nom de l'élite de demain

En France, de plus en plus d'étudiants et de jeunes diplômés de la diaspora se regroupent afin d'influer sur l'avenir de l'Afrique. Paroles de présidents.[...]

Burundi - Pierre Nkurunziza : "Si on me le demande, je me représenterai"

Son deuxième mandat, qu'il achèvera en 2015, devrait être le dernier, selon la Constitution. Pourtant, le chef de l'État burundais, Pierre Nkurunziza, n'exclut pas de se lancer à nouveau dans la[...]

Burundi : le temps de la concertation avec l'opposition

Sous les auspices du Bureau des Nations unies au Burundi (Bnud), un forum de trois jours s’est ouvert lundi 11 mars dans la capitale burundaise, Bujumbura. Objectif : revenir à une vie démocratique normale[...]

Burundi - Me Kabayabaya : "L'affaire Hassan Ruvakuki est toujours en cours"

Après la libération, le 6 mars, du journaliste burundais Hassan Ruvakuki, pour des raisons médicales, l’un de ses avocats estime que cette décision reste avant tout administrative, sans[...]

Burundi : Marguerite Barankitse élue "Africaine de l'année" par les internautes de Jeune Afrique

À l’occasion de la journée internationale du droit des femmes, les internautes de Jeune Afrique ont élu Marguerite Barankitse "Africaine de l’année". Surnommée Maggy par ses[...]

Burundi : libération du journaliste Hassan Ruvakuki

Emprisonné depuis le mois de novembre 2011 au Burundi, un journaliste de Radio France internationale (RFI) a été libéré mercredi 6 mars. Hassan Ruvakuki était accusé de[...]

Burundi : Nkurunziza à Paris

Dans un contexte international marqué par la guerre au Mali, le président burundais Pierre Nkurunziza doit se rendre à paris, le 11 mars, pour rencontrer son homologue français François[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers