En 2010, le nombre de clients pour le mobile a progressé de 55 % au Burundi.
© Katrina Manson/Reuters
La banque d'affaires qui a fait fortune en Russie vient d'être sélectionnée pour mener à terme un processus de privatisation lancé en 2009.
Une nouvelle étape vient d'être franchie dans la privatisation de l'Office national des télécommunications (Onatel) du Burundi. Lancée en 2009, l'opération était depuis en suspens, malgré un enjeu de taille : donner à cette entreprise publique leader de la téléphonie fixe tout son dynamisme dans le mobile, un marché en plein essor.
En 2010, selon les chiffres du régulateur national cités par Reuters, le nombre de clients pour le mobile a progressé de 55 %, atteignant près de 1,6 million. Le taux de 21 % d’abonnés dans la population laissant entrevoir une importante marge de progression. Cinq opérateurs sont réellement actifs dans le sans-fil : U-Com, Africell, Econet Burundi, Lacell et Onatel Mobile (Onamob). Détenu par l'égyptien Orascom Telecom, U-Com est le leader, avec une part de marché d'environ 68 % selon le cabinet d'études Informa Telecom & Media. Loin devant l'opérateur public Onatel, qui détient moins de 10 % du marché.
Premier gros contrat africain
Soutenue depuis 2010 par la Banque mondiale, la cession rentre désormais dans une nouvelle étape. À l'issue d'un appel d'offres lancé mi-2010, et dont les résultats viennent d'être dévoilés, Renaissance Capital a été sélectionnée pour conseiller financièrement et mener à son terme la privatisation. La banque d'affaires, qui a fait fortune en Russie et opère depuis plusieurs années en Afrique subsaharienne, a nettement devancé le français BNP Paribas et l'émirati Millennium Finance Corporation, avant de battre dans la dernière ligne droite (l'offre financière) Linkstone Capital. Ce dernier avait pourtant à son actif plusieurs opérations de privatisation, dont celle de la Sotelma au Mali.
Très présente dans les opérations boursières africaines, à la fois en tant que courtier mais aussi en tant que conseil en levée de fonds, Renaissance Capital décroche ainsi ce qui est sans doute son premier gros contrat africain en matière de conseil financier dans les télécoms. À charge pour ses équipes de mener la privatisation d'ici à la fin de l'année.
Comptant parmi les dernières opérations de privatisation en Afrique dans le secteur des télécoms, la cession d’Onatel Burundi ne déclenche certainement pas l'enthousiasme des investisseurs. « C'est un petit marché, qui pourrait intéresser un opérateur important disposant d'implantations dans des pays voisins comme la RD Congo, le Rwanda ou la Tanzanie, explique Thecla Mbongue, analyste senior chez Informa Telecoms & Media. Mais les niveaux de revenus très bas de la population ainsi que la faible densité hors de la capitale Bujumbura seront des défis majeurs. »

Guinée : au moins six civils tués au troisième jour de violences à Conakry
Nkosazana Dlamini-Zuma : "L'Afrique ne peut plus attendre que l'initiative vienne de l'extérieur"
Cameroun : "arrivée massive" de réfugiés en provenance du Nigeria







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique
Des réfugiés nigérians dans un village camerounais, le 20 mai 2013
Des opposants dans les rues de Conakry, le 25 mai 2013
Des soldats nigérians, le 25 mai 2013 à Marte
Des soldats nigérians inspectent une des zones de Boko Haram, le 25 mai 2013 à Kirenowa
La présidente du Brésil Dilma Rousseff (d), avec ses homologues ougandais (g) et djiboutien le 25 mai 2013 à Addis Abeba
Une patrouille de l'armée nigériane dans une rue de Maiduguri, fief de la secte islamiste Boko Haram, le 21 mai 2013
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, lors de sa conférence de presse à Addis Abeba, le 25 mai 2013
François Hollande et le président malien Dioncouda Traoré, le 17 mai 2013 au palais de l'Elysée à Paris











