Extension Factory Builder
23/05/2011 à 09:39
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
En contrat jusqu'en juin 2012, Patrick Liewig pourrait être reconduit à la tête du Stade Tunisien En contrat jusqu'en juin 2012, Patrick Liewig pourrait être reconduit à la tête du Stade Tunisien © D.R.

En Tunisie, Patrick Liewig est une exception. En poste depuis près de vingt mois, l’entraîneur du Stade Tunisien, quatrième de la Ligue 1, est le seul à ne pas avoir été viré cette saison.

Dans cette Tunisie où la valse des entraîneurs est fréquente, le cas de Patrick Liewig interpelle. À 60 ans, l’ancien coach de l’Asec Mimosas (Côte d’Ivoire, 2004-2009) peut aujourd’hui envisager d’aller au bout d’un contrat de trois ans qui s’achèvera en juin 2012. « Quand je suis venu ici, je ne connaissais pas beaucoup le football tunisien. J’ai signé pour trois saisons, pour construire quelque chose. »

Véritable patron du sportif

Liewig reconnaît que l’exigence de résultats est « différente » entre le Stade Tunisien et des clubs comme l’Espérance de Tunis ou le Club Africain. « Il y a bien sûr des ambitions. Le Stade Tunisien est une institution, mais il ne dispose pas de gros moyens. C’est plus un club formateur, à qui on demande de se maintenir et de participer régulièrement à une coupe d’Afrique. »

Et Liewig jouit d’une relative liberté de manœuvre au Stade Tunisien. Il est le vrai patron de la politique sportive, et les interférences des instances dirigeantes y sont rares. « Je ne le supporterai pas. Les dirigeants voient que les résultats suivent. Chacun doit être à sa place. »

Un avis que partage Pierre Lechantre, qui, au Club Africain ou à Sfax, n’a pas bénéficié de la même autonomie. « Il a de bons résultats […] qui vont même au-delà des ambitions du club, explique Lechantre. Il bosse bien, il est pro, et tactiquement, son équipe est en place. Ses dirigeants le comprennent. » Zied Hieidri, qui est l’un d’eux depuis presque quatre ans, résume la confiance qui lui est accordée par l’état-major du Stade Tunisien. « Il s’engage à fond, et grâce à ses réseaux, nous pouvons recruter de bons joueurs en Afrique noire, à des tarifs intéressants. »

Un nouveau contrat ?

L’interruption du championnat pendant près de deux mois pour cause de révolution et le non-versement de plusieurs mois de salaire auraient pu inciter Liewig à quitter son club. L’idée ne lui a pourtant jamais traversé l’esprit. Même avec les querelles internes ou la démission au mois d’avril dernier de Mohamed Derouiche, le président du Stade Tunisien.

« On verra si la nouvelle équipe dirigeante me fera confiance la saison prochaine, si on compte sur moi. Car j’ai envie d’être heureux dans mon métier… » Zied Hiedri confie que Liewig pourrait même se voir proposer un nouveau contrat. « C’est à l’étude, et on décidera à la fin de la saison. »

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

0 réaction(s)

Réagir à cet article

Tunisie

Alstom accusé de corruption au Royaume-Uni

Alstom accusé de corruption au Royaume-Uni

La filiale britannique d'Alstom a été inculpée de trois délits de corruption et de trois délits de complicité de corruption. Les accusations concernent de grands projets de transport condu[...]

Élections en Tunisie : la mobilisation des électeurs est-elle dans l'impasse ?

À trois mois des élections législatives et présidentielle tunisiennes, le pays peine à convaincre ses électeurs de s'inscrire sur les listes électorales. Retour sur les causes -[...]

Adel Fekih : "En Tunisie, il faut dépasser les polémiques"

"Affaire du salon d'honneur", allégeance à Ettakatol... Vivement critiqué malgré un bilan plus que satisfaisant, le diplomate Adel Fekih défend son action à la tête[...]

Tunisie : craintes de "benalisation" de l'État qui durcit la lutte contre le terrorisme

La sanglante attaque qui a tué 15 militaire tunisiens mi-juillet a poussé l'État à prendre des mesures fortes contre les appels au jihad, comme la fermeture de mosquées et de médias. Entre[...]

Défense : quelles capacités militaires pour la Tunisie en 2014 ?

Adoptées au dernier trimestre de l'année 2013, les premières mesures pour pallier les carences des armées de terre et de l'air ont été mises en oeuvre par le nouveau gouvernement tunisien[...]

Tunisie : Mehdi Jomâa, en Algérie pour tenter de renforcer la coopération sécuritaire

Mehdi Jomâa, le chef du gouvernement tunisien, se trouvait mardi en Algérie pour tenter de renforcer la coopération sécuritaire face aux groupes terroristes, quelques jours après une attaque qui[...]

Tunisie : Mehdi Jomâa et les leçons de Henchir Talla

L'attaque terroriste de Henchir Talla, qui a fait au moins 15 morts dans la région du mont Chaambi le 16 juillet, a laissé des traces. Le Premier ministre assure en avoir tiré toutes les conséquences.[...]

Mohamed Talbi, l'homme qui éclaire l'islam

Nous avons pourtant essayé... De vous proposer cette semaine des sujets sympas pour les vacances, ceux que l'on aime lire au bord d'une plage de sable fin ou tranquillement assis dans son jardin en sirotant un [...]

Tunisie : fermeture de mosquées et de médias après la mort d'au moins 15 soldats

Le gouvernement tunisien a annoncé une série de mesures, dont la fermeture de mosquées et celle de médias "appelant au jihad", suite à la mort d'au moins 15 soldats dans une attaque[...]

Mohamed Talbi : "L'islam est né laïc"

À 93 ans, le doyen de la pensée critique musulmane s'est livré à "Jeune Afrique" dans une grande interview où il dévoile la face avant-gardiste de l'islam et dénonce le[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers