06/05/2011 à 11h:57 Par Michael Pauron, au Cap
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Adolfo Hernandez, ici au World Economic Forum tenu à Bruxelles, le 11 mai 2010. Adolfo Hernandez, ici au World Economic Forum tenu à Bruxelles, le 11 mai 2010. © D.R.

D’origine espagnole, Adolfo Hernandez est arrivé chez Alcatel-Lucent en 2008. En marge du World Economic Forum au Cap, le président pour la région Europe, Afrique et Moyen Orient de l’équipementier télécoms a révélé à Jeune Afrique que le continent est l’un des marchés les plus porteurs de la planète.

Jeune Afrique : Quelle est votre vision du marché africain de la téléphonie mobile ?

Adolfo Hernandez : La technologie du mobile est l’une des plus grandes opportunités que l’Afrique ait aujourd’hui. Les infrastructures traditionnelles - routes, aéroports, services de santé… -, en général en Afrique manquent et sont dans une situation critique. Les mobiles ont le potentiel de compenser ces faiblesses dans la communication, l’éducation, la santé, la banque… À côté de ça 300 à 500 millions d’Africains doivent encore être connectés. Il faut accroitre la connexion, ce qui boostera la croissance. La BAD dit, pour chaque 10 % d’accroissement supplémentaire, ce sont 1 à 1,5 % de croissance en plus. En résumé, le trafic mobile tire l’économie, et en définitive, tire l’emploi.
 
Y a-t-il des pays déjà prêts pour accueillir le haut débit de quatrième génération (4G) ?

Oui. Car nous avons déjà travaillé avec des opérateurs sur le sujet. Ils vont investir dans quelques mois – pas plus ! – dans la LTE [haut débit qui précède la 4G, NDLR]. Nous avons deux projets en Afrique centrale, pas très loin de l’Atlantique… mais pour le moment je ne peux pas en dire plus, si ce n’est que l’un est pour augmenter la vitesse, l’autre est pour améliorer la couverture du réseau. Mais en même temps rappelons qu’il subsiste des pays moins préparés où on ne téléphone pas plus de deux heures par mois.
 
Quel est le prochain défi du continent sur ce secteur ?

L’Afrique est connectée au monde : Europe, Moyen Orient, Asie, États-Unis, Amérique du Sud… grâce aux câbles sous-marins dans lesquels nous avons été très impliqués. La formidable opportunité qui s’ouvre à nous désormais, est de connecter les pays africains entre eux.

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Propos recueillis par Michael Pauron, au Cap.

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