Le Marocain Mbark Boussoufa part en Tchétchénie, le Français Jules Accorsi reste en Centrafrique, Abdelhakim Serrar revient à la tête de l’ES Sétif… Voici les derniers évènements les plus marquants de l’actualité du football africain.
Boussoufa verra Grozny
Mbark Boussoufa, le milieu de terrain international (26 ans) de la sélection du Maroc, les Lions de l’Atlas, a succombé aux charmes des roubles offerts par Ramzan Kadyrov, le délicieux président de la République de Tchétchènie et accessoirement du Terek Grozny (Russie, Ligue 1). Kadyrov, qui avait déjà recruté cet hiver l’entraîneur néerlandais Ruud Gullit, a sorti les arguments nécessaires pour attirer le joueur d’Anderlecht (Belgique) dans la riante capitale tchétchène pour trois ans. Le joueur percevra 2,5 millions d'euros par saison, et Anderlecht a reçu 10 millions en dédommagement. Kadyrov, le champion des droits de l’homme, avait tenté il y a quelques jours de sortir le Brésilien Ronaldo de sa retraite, avec 8,5 millions d'euros de salaire pour un contrat de dix-huit mois. Mais O Fenomeno n’a pas donné suite…
Serrar fait son come-back
Personne ou presque n’avait sérieusement imaginé qu’Abdelhakim Serrar, le très influent président de l’ES Sétif (Algérie), resterait longtemps en marge des affaires du football algérien. À peine moins d’un mois après une démission spectaculaire, l’ancien international algérien a annoncé son retour à la tête de l’Aigle Noir, son club de toujours. Serrar, qui avait pourtant assuré que son départ était « irrévocable », en raison des problèmes liés « à la gestion de l’ESS », a expliqué sa décision par « la régularisation d’un projet d’investissement de la SPA Black Eagles, dont il est président du conseil d’administration.
Finalement, Accorsi reste
La Centrafrique, qui occupe la première place du groupe D en éliminatoires pour la CAN 2012, a traversé une mini-crise, qui s’est finalement terminée sans dégâts. Jules Accorsi, le sélectionneur des Fauves du Bas-Oubangui, a failli claquer la porte, pour des histoires d’arriérés de salaire. Mais aussi, en raison des difficultés rencontrées par ce baroudeur de 63 ans (il a entraîné au Maroc, au Bénin, au Vietnam, en Tunisie, en Algérie, à Oman et à Madagascar !) pour préparer sa sélection.
« J’ai évoqué ma démission auprès du ministre des Sports, lequel m’a promis des moyens supplémentaires afin que je puisse travailler et organiser des matchs amicaux aux dates Fifa. Mes salaires ont également été réglés », a assuré Accorsi à jeuneafrique.com. Les Centrafricains, qui ont fait match nul au Maroc (0-0) avant de battre l’Algérie (2-0) chez eux lors des deux premières journées des matchs de qualification pour la CAN 2012 se déplaceront en Tanzanie le 26 mars. Et Accorsi sera sur le banc. Il l’a promis…

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