Pour les Tunisiens, Leïla Ben Ali symbolise la mainmise des proches du pouvoir sur l'économie.
© Fethi Belaïd / AFP
Les clans Ben Ali et Trabelsi sont visés par des enquêtes anticorruption. Les anciens proches du régime sont chaque jour plus isolés.
Qui l’aurait cru, il y a moins d’une semaine ? Les décisions de la rue font autorité, l’ouverture politique s’installe et les débats s’inscrivent dans les habitudes. Mais la justice a pris tout le monde de vitesse, en annonçant officiellement l’ouverture d’une enquête judiciaire en Tunisie pour acquisition illégale de biens immobiliers et placements illicites à l’étranger contre Zine el-Abidine Ben Ali et Leïla Trabelsi.
Mais l’enquête concerne aussi le beau-frère de l’ex-président, Belhassan Trabelsi, et son gendre Sakhr el-Materi, ainsi que tous les parents au premier et au second degré de Leïla Trabelsi. Selon TV7, la chaîne publique, trente-trois membres de la famille de Ben Ali, soupçonnés de crimes contre la Tunisie, ont été arrêtés ces derniers jours. Les noms des personnes interpellées n'ont pas été précisés, ni leur degré de parenté avec l'ex-président. Mais une chose est sûre : la première révolution du XXIe siècle a chaussé ses bottes de sept lieues…
Quant à l’indéboulonnable Hédi Djilani, il a finalement présenté sa démission de la présidence de la centrale patronale tunisienne après le bras de fer qui l’a opposé hier à 200 chefs d’entreprise. Un nouveau président, qui doit être incessamment désigné par le bureau exécutif de l'organisation, aura pour tâche de préparer les prochaines élections prévues dans les six mois.
Rectificatif : Contrairement à ce que nous avions écrit (le passage a été supprimé), l'homme d'affaires M. Roger Bismuth, membre du bureau exécutif de la centrale patronale et membre éminent de la communauté juive de Tunisie, n'a pas quitté le pays. Nous prions l'intéressé et son entourage d'accepter nos plus sincères excuses pour cette très regrettable erreur et pour tous les désagréments qu'elle a pu occasionner.

Agadez et Arlit : le Mujao frappe le coeur du dispositif de sécurité nigérien
Niger : un jihadiste retranché "avec des explosifs" dans la caserne militaire d'Agadez
RDC : selon Ban Ki-moon, la brigade d'intervention de l'ONU sera sur pied dans "un à deux mois"







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique
Un opposant après la dispersion d'une manifestation le 23 mai 2013 à Lomé
Le porte-parole du groupe salafiste jihadiste Ansar Asharia, Seifeddine Raïs, le 16 mai 2013 à Tunis
Cette photo publiée le 22 mai 2013 par la Mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (Unamid) montre une réfugiée qui a quitté les régions de Labado et Muhajeria, à l'est du Darfour
Le président du Bénin Thomas Yayi Boni, le 15 mai 2013 à Bruxelles
Des soldats nigériens patrouillent aux environs d'Agadez, au nord du Niger, le 24 septembre 2010
Des soldats nigériens patrouillent sur la route entre Agadez et Arlit, au Niger le 27 septembre 2010
Le logo du groupe Thales
Deux casques bleus de la mission des Nations unies en RDC observent aux jumelles les déplacements de rebelles du M23, le 18 novembre 2012











