Extension Factory Builder
10/01/2011 à 09:15
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le ministre français de la Défense, Alain Juppé le 15 décembre 2010 à Nice. Le ministre français de la Défense, Alain Juppé le 15 décembre 2010 à Nice. © AFP

Après la mort de deux otages français, enlevés par un commando samedi dernier, le ministre français de la Défense, Alain Juppé, se rend ce lundi à Niamey pour dialoguer avec les autorités du pays et tenter de rassurer une communauté française inquiète.

Le but de la visite du ministre français de la Défense Alain Juppé, ce lundi à Niamey, est simplement de rencontrer « les autorités nigériennes et la communauté française » après la mort de deux otages français, samedi, apparemment exécutés par un commando d'Al-Qaïda au maghreb islamique (Aqmi) qui les avait enlevés la veille en plein centre de Niamey.


Un des deux otages français, Antoine de Léocour, qui allait se marier avec Rakia, une Nigérienne.
© D.R.

Le ministre a donc renoncé à son déplacement au Gabon dimanche, où il devait parler - entre autres - de la situation en Côte d'Ivoire avec le président Ali Bongo Ondimba, pour se rendre au Niger, où la communauté française est sous le choc. « C'est la première fois que j'ai vraiment peur », dit Michel, qui explique que beaucoup de ses compatriotes hésitent entre rester dans le pays et « plier bagages, très vite ».


Portrait du second otage français, Vincent Delory. Il était arrivé au Niger le soir même de son enlèvement.
Il venait assister au mariage de son ami Antoine de Léocour.
© D.R.

Double accrochage

Dès l'annonce de l'enlèvement des deux otages français, Antoine de Léocour et Vincent Delory, les forces nigériennes s'étaient lancées à la poursuite des ravisseurs avec l'appui d'un Atlantique-2 (ATL-2), un avion de surveillance français au large rayon d'action pouvant effectuer des écoutes et ayant une vision de jour comme de nuit.


Un Atlantique-2 (ATL-2) sur la base militaire français de Dakar, le 2 juin 2009
© AFP

Le groupe des kidnappeurs avait été repéré une première fois, ce qui avait permis une intervention des militaires nigériens au cours de laquelle le chef de détachement de la garde nationale avait été blessé. Puis il y avait eu un nouvel accrochage, au niveau de la zone frontalière entre le Mali et le Niger, dans lequel les forces spéciales de l'armée française étaient engagées.

Peu de doute sur l'implication d'Aqmi

Deux militaires français ont été alors été légèrement blessés et « plusieurs » ravisseurs tués, selon le porte-parole de l'état-major des armées, Thierry Burkhard. Puis les corps sans vie des deux otages ont été retrouvés. Alain Juppé a affirmé dimanche soir sur TF1 avoir « peu de doute » sur une implication d'Al-Qaïda dans l'enlèvement. « La décision, grave [d'intervenir militairement, NDLR], a été prise par le chef de l'État, chef des armées, en étroite coordination avec le Premier ministre et moi-même », a-t-il déclaré.

« Ne rien faire, c'était prendre un double risque, a poursuivi le ministre. D'abord le risque de voir nos otages emmenés par les ravisseurs dans l'une de leurs bases-refuges au Sahel, et l'on sait ensuite comment ils sont traités [...]. Ensuite un deuxième risque, plus global : ne rien faire c'est donner un signal que la France ne se bat plus contre le terrorisme. » (Avec AFP)

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Article suivant :
Hassan Nasrallah, l'imam caché

Article précédent :
Jusqu'où peut aller le TSL ?

Réagir à cet article

Niger

Exclusif : à qui profite l'uranium du Niger ?

Exclusif : à qui profite l'uranium du Niger ?

L'uranium du Niger, au fond, à qui profite-t-il ? À cette question, qui continue de brûler bien des lèvres, Jeune Afrique s'attèle à donner des réponses dans son édition n°[...]

Carte interactive : voyagez en Afrique sans visa !

En vertu d'accords bilatéraux ou dans le cadre d'organisations sous-régionales, plusieurs pays africains ont supprimé l'obligation de visa d'entrée sur leur territoire. Grâce à une carte[...]

Niger : plainte de la famille de l'ex-président assassiné Maïnassara

La famille du président nigérien Ibrahim Baré Maïnassara, assassiné il y a quinze ans à Niamey, a annoncé avoir déposé une plainte devant une Cour ouest-africaine pour[...]

Françafrique : Sassou, Déby, Issoufou... Ils plébiscitent Le Drian !

Le maintien de Jean-Yves Le Drian à son poste de ministre français de la Défense était particulièrement souhaité par les présidents Denis Sassou Nguesso (Congo), Idriss[...]

Niger - États-Unis : une coopération militaire soutenue

Cette semaine Laurent Touchard* revient sur plusieurs décennies de coopération entre le Niger et les États-Unis.[...]

Les négociations entre Areva et Niamey "proches de la conclusion"

D'après Luc Oursel, patron d'Areva, les négociations sur le renouvellement des contrats d'exploitation des deux mines d'uranium du groupe au Niger sont "proches de la conclusion".[...]

Sécurité aérienne : l'armée française inquiète l'Asecna

La multiplication des vols militaires français en Afrique n'est pas du goût de l'Asecna. En cause : un sérieux manque de transparence.[...]

Lune de miel franco-américaine au Sahel

Depuis les récentes interventions militaires françaises au Sahel, les relations entre la France et les États-Unis se sont considérablement réchauffées.[...]

Niger : quelle coopération sécuritaire avec l'Europe ?

Quatrième partie du grand dossier sur les Forces de défense et de sécurité du Niger (FDS), ce billet fait suite à celui consacré à la coopération sécuritaire entre[...]

Libye : les autorités nigériennes ont extradé Saadi Kaddafi vers Tripoli

Les autorités nigériennes ont remis Saadi Kaddafi au gouvernement libyen. Le fils de l'ancien "Guide" Mouammar Kaddafi vivait depuis fin 2011 dans une villa de Niamey.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces