14/12/2010 à 11h:28 Par Jeune Afrique
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Sept otages enlevés au Niger en septembre 2010 par Aqmi. Sept otages enlevés au Niger en septembre 2010 par Aqmi. © Al-Andalus

L’UA s’apprête à voter un texte de loi qui criminalisera le terrorisme, ainsi que le paiement de rançons à des groupes terroristes. Cette disposition permettra de renforcer la lutte du continent contre cette menace.

Jusqu’à présent, le paiement de rançons à des groupes terroristes était considéré par l’Union africaine (UA) - de même que par les Nations-Unies - comme un « crime », selon des résolutions adoptées dès 2009. Aujourd’hui, l’organisation continentale va plus loin et s’apprête à voter un texte de loi criminalisant le terrorisme dans son ensemble.

« Une loi-type sur le terrorisme en Afrique va être adoptée au cours d'une réunion d'experts de l'UA au Centre africain d'études et de recherche sur le terrorisme [CAERT] » prévue mardi 14 décembre et mercredi dans la capitale algérienne, a déclaré  le commissaire à la paix et à la sécurité de l'UA, Ramtane Lamamra.

« Cette loi va permettre aux pays membres de l'UA de poursuivre ou d'extrader [vers leur pays d'origine, NDLR] les terroristes en activité sur leur territoire », a-t-il précisé.

Uniformiser les pratiques

Le texte de loi, qui permettra d’uniformiser les pratiques légales antiterroristes en vigueur sur le continent, formalisera l’interdiction et la criminalisation du versement de rançons aux ravisseurs.

Les membres de l'UA approuveront aussi « un mandat d'arrêt africain et l'élaboration d'une liste de terroristes et d'entités terroristes, à l'instar de celle de l'ONU », a annoncé le haut responsable.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche d’accroissement des capacités de lutte antiterroriste dans les différents pays d’Afrique touchés par ce phénomène. Dans la bande sahélo-saharienne en particulier, où les frontières sont plus que poreuses, une législation commune et une coopération inter-États sont indispensables pour contrer efficacement la menace. Le CAERT, agence de l’UA, a été lancé en octobre 2004 à Alger dans cette optique et est chargé de « renforcer les capacités des pays africains dans le domaine de la prévention du terrorisme ».

La région du Sahel connaît depuis quelques années une recrudescence des activités de trafiquants et contrebandiers mais aussi de groupes affiliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). (avec AFP)

Sur le même sujet
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Article suivant :
De Gucht, en toute discrétion

Article précédent :
Bio express : Yves-Michel Fotso

0 réaction(s)

Réagir à cet article

Continental

Tennis : les Africains de Roland Garros

Tennis : les Africains de Roland Garros

Le tennis n’est assurément pas le sport le plus pratiqué d’Afrique. Les joueurs du continent sont donc peu nombreux à participer, à partir de dimanche 27 mai, à la grand messe du te[...]

Piraterie : pourchassés, les flibustiers somaliens changent de tactique

Ils sévissaient surtout le long des côtes somaliennes. Traqués de tous côtés, les flibustiers écument désormais de plus en plus les eaux du golfe de Guinée et changent de[...]

Droits de l'homme en Afrique : progrès incertains au Nord, attentes pour le Sud

Amnesty International a rendu public, jeudi 24 mai, son rapport annuel sur l’état des droits de l’homme dans le monde. En ce qui concerne le continent africain, l’année 2011 a été[...]

Afrique-Amérique du Sud : le Brésil aux premières loges

Prévu les 15 et 16 mai, le sommet Afrique-Amérique du Sud a été reporté sine die. Mais si ses voisins latino-américains manquent d'empressement, le Brésil s'implante[...]

France : l'AFD satisfaite de l'exercice 2011

Malgré une stabilisation des engagements sous la barre des 7 milliards d'euros l'an passé, le directeur général de l'Agence française de développement, Dov Zehra, s'est [...]

France : Hélène Le Gal, nouvelle "Madame Afrique"

Récusée comme ambassadrice de France au Rwanda, la diplomate Hélène Le Gal revient au premier plan par la grande porte : celle de l'Élysée, version Hollande.[...]

Hollande et l'Afrique : un continent, sept priorités

Le candidat Hollande en a très peu parlé durant la campagne. Mais un certain nombre de sujets devraient rapidement s'imposer à lui.[...]

Hollande et l'Afrique : changement de diplomatie, au profit de qui ?

Les chefs d'État accueillent diversement l'alternance française. Si le Nigérien Mahamadou Issoufou et le Guinéen Alpha Condé sont tout sourire, leurs homologues d'Afrique centrale se[...]

France-Afrique : Hollande et nous

Le nouveau président français François Hollande connaît très mal le continent. Va-t-il y mener une autre politique que son prédécesseur ? Pas fondamentalement. Un changement de style[...]

Mali - Soudan du Sud : Amadou Ousmane Guitteye, gardien du ciel africain

Passionné d'aviation civile depuis toujours, le Malien Amadou Ousmane Guitteye est en passe de faire entrer un 19e État (le Soudan du Sud) dans l'Agence pour la sécurité de la navigation[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers