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30/11/2010 à 11h:25
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Le camp de Laayoune, après le démantèlement. Le camp de Laayoune, après le démantèlement. © AFP

En signe d'apaisement, le Maroc a décidé d'approuver une commission d’enquête pour faire le jour sur les conditions du démantèlement du camp de Gdeim Izik, au Sahara occidental.

Pour mettre fin au trouble qui entoure l’intervention des forces de sécurité du Maroc dans le camp sahraoui de Gdeim Izik le 8 novembre dernier, le Parlement va diligenter sa propre enquête, rapporte Radio France internationale (RFI), mardi 30 novembre. Les députés ont décidé de couper l‘herbe sous le pied de la communauté internationale, qui réclame depuis plusieurs semaines la mise en place d’une enquête internationale indépendante de l'ONU, ce à quoi la France se serait opposée selon des sources diplomatiques citées par le quoitidien français Le Monde.

Le démantèlement du camp de Gdeim Izik, situé aux abords du chef-lieu du Sahara occidental, Laayoune, s’est déroulé dans la plus grande confusion, faisant plusieurs morts. Selon les sources (Front Polisario pro-indépendantiste ou autorités marocaines) le bilan des affrontements qui s’en sont suivis diffère.

Le Parlement européen a officiellement réclamé la constitution d’une commission d’enquête internationale par les Nations unies, une demande vivement dénoncée par Rabat.

Définir les responsabilités

Lors d’une réunion lundi 29 novembre, les parlementaires marocains ont donc choisi de constituer une commission de treize députés (dont quatre de l’opposition). Parmi eux figurent des partisans de la ligne choisie par le roi Mohammed VI sur le sort du Sahara occidental - oui pour un statut d’autonomie élargie sous autorité marocaine, non définitif pour l’indépendance -, et des indépendantistes convaincus.

Les débats entre les différents députés s’annoncent donc houleux. Ils devront, selon les informations de RFI, se rendre sur place pendant 45 jours pour une enquête approfondie. Après quoi il s’agira pour eux de rendre sous 6 mois les conclusions de leurs investigations, et de définir les responsabilités dans les événements de Laayoune.

Rabat accuse les militants sahraouis d’avoir violemment attaqué les forces de l’ordre marocaines. Le Front Polisario, épaulé par l’Algérie, soutient, lui, que ces dernières ont chargé les contestataires et ont adopté une stratégie de répression systématique contre la population.
 

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