Selon le parti du président gabonais Ali Bongo Ondimba, la Cour de cassation a commis une erreur en autorisant l’enquête sur l’affaire dite des « biens mal acquis ». Il met en garde contre le risque « tensions diplomatiques ».
Le Parti démocratique gabonais (PDG) du président Ali Bongo a estimé mercredi que la Cour de cassation française s'est « ridiculisée » en autorisant l'enquête sur le patrimoine en France de présidents africains et de leurs proches dans l'affaire des « biens mal acquis ». « La Cour de cassation s'est totalement ridiculisée en se fondant sur des arguments [...] saugrenus », affirme un texte diffusé mercredi 10 novembre par la présidence gabonaise et signé du PDG.
Le PDG a été fondé par feu Omar Bongo Ondimba, le père de l’actuel président et lui-même ancien président du pays. Omar Bongo Ondimba, Denis Sassou Nguesso du Congo et Teodoro Obiang Nguema de Guinée équatoriale sont tous trois accusés par l’ONG Transparency International (TI) d’avoir acquis en France des biens immobiliers et mobiliers de manière opaque, portant plainte pour « recel de détournement de fonds publics, blanchiment, abus de biens sociaux, abus de confiance ».
La question de la légitimité
« En s'arrogeant au nom d'une prétendue compétence universelle [...], le droit d'engager des poursuites pour des faits relevant d'autres États, les juges français ont cédé à un penchant courant chez tous ceux qui en Occident n'ont rien appris de l'Histoire », affirme le PDG. Le parti du chef de l'État gabonais se « réserve le droit de lancer toute action visant à assurer l'échec » de la procédure.
« Les décisions de justice sont rendues en France au nom du peuple français. Au nom de quoi le peuple français serait-il légitime pour juger des faits qui ne le concernent en rien ? », demande le PDG.
« En décidant que les activistes français de TI, dont les desseins cachés et donneurs d'ordre sont connus, avaient un intérêt à agir [...] la Cour de cassation s'est d'abord ridiculisée aux yeux de ceux qui y voyaient un temple du droit », estime encore le PDG. Le parti a qualifié les magistrats français d’ « arrière-garde nostalgique d'un temps révolu ».
Selon le PDG la Cour a « créé un précédent extrêmement fâcheux, source de tensions diplomatiques en s'inscrivant contre toutes les règles établies du droit international ». (avec AFP)
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1.ndamanzassa - 15/11/2010 à 22h:11Si aucun homme politique Français a des biens immobiliers au Gabon, je crois que la france est certainement la perdante désignée [...] Lire
2.arcade - 14/11/2010 à 21h:11la justice Française est en droit d'exiger des justificatifs quant à l'origine des fonds investit dans son territoire. le PDG au pouvoir[...] Lire
3.SansAccents - 11/11/2010 à 20h:11Il faut bien que qqu'un se charge de le faire tot ou tard. Sachez que l'Histoire finit par rattraper les indelicats ds bcp de cas. Et les grds mots n'[...] Lire
4.Mbomey'Oye - 11/11/2010 à 17h:11Le PDG doit se résoudre à accepter que la justice française n'a que faire du chantage d'une bande de pilleurs professionnels. La [...] Lire