31/10/2010 à 16h:48 Par Baudelaire Mieu, envoyé spécial à Bouaké
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Les commandants Chérif Ousmane et Touré Hervé, le 25 août à Bouaké. Les commandants Chérif Ousmane et Touré Hervé, le 25 août à Bouaké. © D.R.

L'un des chefs majeurs de l'ex-rébellion des Forces nouvelles, Chérif Ousmane, s'est déclaré prêt à accepter le résultat du premier tour de l'élection présidentielle du 31 octobre, tandis que le scrutin se déroulait dans le calme sur l'ensemble du territoire ivoirien.

La branche militaire de l’ex-rébellion qui continue de contrôler le nord de la Côte d’Ivoire s’est dite « prête » à accepter le résultat des urnes, à l’issue de l'élection présidentielle du 31 octobre. Un scrutin auquel 14 candidats participent, dont tous les poids lourds de la politique ivoirienne  : le président sortant Laurent Gbagbo, 65 ans, au pouvoir depuis 2000 malgré la fin de son mandat en 2005, l'ex-chef de l’État Henri Konan Bédié, 76 ans, et l'ancien Premier ministre Alassane Dramane Ouattara, 68 ans.

« La campagne s'est passée dans un bon esprit, nous pensons que le scrutin s'est déroulé dans la transparence et que chaque camp respectera le verdict des urnes. Nous sommes prêts à le faire de notre côté », a confié à jeuneafrique.com Chérif Ousmane, l’un des chefs de l’ex-rébellion, commandant des célèbres bérets verts de la compagnie « Guépards ».

Les bérets verts déployés

Dimanche, Ousmane a lui-même pris part au scrutin dans le centre de l'Union générale des travailleurs de Côte d'Ivoire (UGTCI), dans le quartier populaire de Koko, à Bouaké, deuxième  ville du pays et fief de l’ex-rébellion des Forces nouvelles du Premier ministre Guillaume Soro. Aux avant-postes de la sécurisation du vote, il a déployé ses bérets verts à la demande des autorités ivoiriennes.

Les quelques 200 000 électeurs ont pris d’assaut les 219 bureaux de votes dans un environnement très calme. La joie se lisait sur les visages de nombreuses personnes, qui votaient souvent pour la première fois. À la mi-journée, aucun incident majeur n’avait été signalé dans les zones toujours sous contrôle des ex-rebelles.

Un seul incident à Abidjan

À Abidjan, la capitale économique dans le sud, les Casques bleus des Nations Unies ont positionné des chars dans certaines zones stratégiques et sensibles - une première. Selon le service de communication de la gendarmerie, un « assaillant » qui tentait d'attaquer des éléments du Centre de commandement des opérations de sécurité (CECOS) a été abattu dans le quartier résidentiel de Cocody, non loin du siège de la télévision d'Etat RTI.

Excepté ce cas isolé, le scrutin s'est déroulé dans le calme, malgré quelques retards enregistrés dans l'ouverture de certains bureaux de vote. En attendant l’annonce des résultats par la Commission électorale indépendante (CEI), le 3 novembre, l’Agence des télécommunications de Côte d’Ivoire (ATCI) a décidé, sur instructions du ministère de l’Intérieur, de suspendre la transmission des SMS à partir du 31 octobre à 17 h, à la fin du vote, jusqu’au 2 novembre.

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