23/10/2010 à 14h:49 Par Pascal Airault
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Pierre Fakhoury au Palais présidentiel d'Abidjan, le 6 septembre 2007 . Pierre Fakhoury au Palais présidentiel d'Abidjan, le 6 septembre 2007 . © AFP

Total a passé un accord avec la société Yam's Petroleum de l'architecte et homme d'affaires Pierre Fakhoury pour un investissement qui pourrait dépasser 250 millions de dollars dans l'exploration-production du bloc pétrolier ivoirien très prometteur CI-100.

Le groupe pétrolier français Total a annoncé le 22 octobre la signature d’un accord avec Yam’s Petroleum, la société de l'homme d'affaires et architecte Pierre Fakhoury, qui possède plusieurs permis pétroliers en Côte d’Ivoire. Une annonce qui met fin aux rêves des autres prétendants parmi lesquels BP, Shell, ENI, Lukoil et Vanco.

Aux termes de cet accord conclu début octobre et qui a reçu l’aval des autorités ivoiriennes et de la société nationale Petroci, Total acquiert une participation de 60 % dans le permis CI-100. Yam’s Petroleum conserve une participation de 25 % et Petroci (dirigée par Kassoum Fadika) détient les 15 % restant, mais aura la possibilité d’augmenter ses parts de 7 %.

Situé à 100 kilomètres au sud-est d'Abidjan à la frontière du Ghana, ce bloc possède une superficie de 2 000 km2 par des profondeurs d'eau comprises entre 1 500 et 3 100 mètres. Les premières études sismiques en 3D réalisé par Yam's Petroleum montrent la présence d’un gisement. Total prévoit de mener de nouvelles études pour compléter la couverture de l'ensemble du permis ainsi qu'un premier forage, au plus tard en 2012.

Un maximum de 1,5 milliards de barils

« C’est une zone prometteuse dont les objectifs géologiques s'apparentent aux découvertes importantes réalisées sur les permis voisins au Ghana », confie Marc Blaizot, directeur géosciences de la branche exploration et production de Total. Dans l’état actuel des connaissances, les réserves pourraient atteindre jusqu’à 1,5 milliard de barils. Si elles venaient à être confirmées, Total pourrait investir plus de 250 millions de dollars pour exploiter ce gisement. Le groupe français est déjà présent en Côte d’Ivoire à travers sa participation dans la Société ivoirienne de raffinage (SIR) et son réseau de stations-service.

Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Côte d'Ivoire

Mali : le Premier ministre rencontre à Abidjan le président ivoirien Ouattara

Mali : le Premier ministre rencontre à Abidjan le président ivoirien Ouattara

Le Premier ministre malien de transition, Cheick Modibo Diarra, s'est entretenu samedi à Abidjan de la crise au Mali avec le président ivoirien Alassane Ouattara, chef en exercice de l'organisation régionale[...]

Côte d'Ivoire : la défense de Gbagbo conteste la compétence de la CPI

La défense de Laurent Gbagbo a contesté la compétence de la CPI pour juger l’ancien président de la Côte d’Ivoire.[...]

Côte d'Ivoire : toute l'enquête sur le nouveau scandale des déchets toxiques

En 2006, l'affaire des déchets toxiques déversés à Abidjan avait failli emporter le gouvernement. Six ans plus tard, trois personnalités sont montrées du doigt. Elles sont[...]

Droits de l'homme en Afrique : progrès incertains au Nord, attentes pour le Sud

Amnesty International a rendu public, jeudi 24 mai, son rapport annuel sur l’état des droits de l’homme dans le monde. En ce qui concerne le continent africain, l’année 2011 a été[...]

Côte d'Ivoire : Michel Gbagbo, fils du président déchu, est un "prisonnier d'opinion" selon sa mère

Le fils de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, Michel Gbabgo, est un "prisonnier d’opinion", selon sa mère, la Française Jacqueline Chamois. Celle-ci demande "un rapatriement[...]

Côte d'Ivoire : le scandale des déchets toxiques emporte le ministre Adama Bictogo

Le ministre ivoirien de l’Intégration africaine, Adama Bictogo, a été limogé mardi 22 mai. Son départ du gouvernement fait suite au nouveau scandale des déchets toxiques. [...]

Hollande et l'Afrique : changement de diplomatie, au profit de qui ?

Les chefs d'État accueillent diversement l'alternance française. Si le Nigérien Mahamadou Issoufou et le Guinéen Alpha Condé sont tout sourire, leurs homologues d'Afrique centrale se[...]

Côte d'Ivoire : déchets toxiques, le nouveau scandale

Dans son numéro 2680, en kiosque du 20 au 26 mai 2012, "Jeune Afrique" enquête sur les suites de l’affaire Trafigura, du nom de la société néerlandaise affréteuse[...]

Guinée-Bissau : petit pays, grandes manoeuvres

La Cedeao, Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, goûtait peu la percée angolaise dans la région. Elle pourrait finir par s'accommoder du putsch du 12 avril  en[...]

Armée française en Afrique : renégociation des accords de défense, rompre avec la "Françafrique"

Le 18 avril, Paris a finalisé la remise à plat des accords militaires passés avec ses anciennes colonies. Au final, des bases moins nombreuses et des effectifs réduits. L'essentiel, c'est de se[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers