08/09/2010 à 16h:10 Par Jeune Afrique
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Un jeune homme soupèse des fèves de cacao en 2001 dans un village près de Divo. Un jeune homme soupèse des fèves de cacao en 2001 dans un village près de Divo. © AFP

Après le report du procès de la filière cacao au 16 novembre, on est loin de l’épilogue dans cette affaire qui a secoué les milieux politique, financier et médiatique ivoiriens.

C’est un procès fleuve comme il y en a peu. Au total, 28 ex-responsables de la filière cacao, dont 24 en prison depuis juin 2008, sont poursuivis pour « détournement de fonds, abus de confiance, abus de biens sociaux, escroquerie, faux et usage de faux en écriture privée de banque ». Les sommes en jeu sont colossales, portant sur des milliards de francs CFA. La filière donne lieu à une activité économique fort juteuse puisqu’elle assure, avec le café, environ 20 % du PIB ivoirien, sans parler de l'intense activité de spéculation dont elle est l'objet.

Mais le procès, tant attendu depuis l’ouverture de l’enquête judiciaire sur la demande du chef de l’État Laurent Gbagbo, en octobre 2007, a été renvoyé au 16 novembre, a annoncé le tribunal à l'ouverture des audiences mercredi à Abidjan. Il devrait donc avoir lieu après l’élection présidentielle prévue pour le 31 octobre - tout au moins si les listes électorales définitives sont publiées cette semaine comme prévu par l’accord obtenu à Abidjan, lundi dernier, entre les différents responsables politiques.

Délais hors normes

Mercredi, un important dispositif de sécurité avait été mis en place aux abords du Palais de justice. Vingt-cinq prévenus, dont sept femmes, étaient à la barre du tribunal correctionnel du Plateau, quartier administratif et des affaires de la capitale économique ivoirienne.

L’incarcération de la plupart des accusés, prolongée sans jugement dans des délais hors normes, avait été suivie de la création d'un comité de gestion provisoire de la filière remplaçant les diverses structures. Une réforme qui avait vu la montée de nouveaux barons dans ce pilier de l'économie ivoirienne, comme Gilbert Ano N’Guessan, ancien directeur de la Compagnie ivoirienne pour le développement du textile (CIDT), ou encore le riche planteur Georges Bléhoué Aka.
 

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