14/08/2010 à 19h:13 Par Jeune Afrique
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Andry Rajoelina, à Pretoria, le 29 avril 2010. Andry Rajoelina, à Pretoria, le 29 avril 2010. © AFP

A peine signé, le nouvel accord pour une sortie de crise fixant une date pour la présidentielle a été rejeté par l'opposition malgache.

L'actuel homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, et l'ensemble des partis malgaches ont signé vendredi un nouvel accord de "sortie de crise", qui prévoit la tenue d'une élection présidentielle en mai 2011, mais dont il reste à voir s'il sera mis en oeuvre. En effet, à peine proposé, le calendrier électoral a été rejeté par l'opposition, samedi 14 août.

Selon les termes de cet "accord politique", 99 partis politiques et M. Rajoelina s'engagent "à oeuvrer ensemble et mettre en commun leurs efforts dans la recherche d'une solution de sortie de crise". L'accord détaille un calendrier électoral, qui prévoit une Conférence nationale du 30 août au 3 septembre, un référendum constitutionnel le 17 novembre, la tenue d'élections législatives le 16 mars 2011, et le premier tour de l'élection présidentielle le 4 mai. L'accord de "sortie de crise" prévoit également la création d'une Chambre haute, à partir de l'actuelle Haute autorité de la transition -HAT- qui sera élargie, et une Chambre basse, "Congrès de la transition" dans lequel tous les partis seront représentés.

L'opposition en désaccord

Selon l'accord, Andry Rajoelina "continuera d'exercer les fonctions de président de la transition jusqu'à l'investiture du président de la IVeme république". Le Premier ministre et le gouvernement "seront désignés parmi des personnalités proposées de manière concertée par les partis et associations politiques signataires".

Comme le précédent calendrier issu des dernières négociations, ce nouveau calendrier électoral a été rejeté en bloc par les trois grandes mouvances de l'opposition, même si certains de leurs membres ont signé l'accord. L'oposition réclame toujours l'application d'accords de sortie de crise signés courant 2009 sous l'égide de la communauté internationale.

Sans autre résultat que de prolonger indéfiniment la crise, les négociations se déroulaient jusqu'à présent essentiellement entre les quatre principales mouvances politiques de la Grande Ile : partisans de Rajoelina, opposés aux anciens présidents Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy.

Au terme d'un mouvement populaire emmené par Andry Rajoelina, le président élu Marc Ravalomanana avait été évincé du pouvoir en mars 2009, lâché par l'armée. Ex-maire d'Antananarivo, M. Rajoelina dirige depuis le pays mais sans la reconnaissance de la communauté internationale qui a suspendu ses aides cruciales.

(avec agences)

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