Quatre personnes ont été condamnées à des peines de prison dans l’affaire de la fusillade contre le bus de l’équipe de football togolaise, lors de la CAN 2010 en Angola. Mais des organisations de défense des droits de l'homme dénoncent un procès politique.
Quatre personnes viennent d'être condamnées par le tribunal du Cabinda. Elles ont été reconnues coupables d'avoir porté atteinte à la sûreté de l'État en raison de leur implication présumée dans l'attaque du bus des footballeurs togolais, qui avait fait deux morts il y a six mois.
Le 8 janvier dernier, alors qu’elle se rendait, en bus, en Angola pour participer à la Coupe d’Afrique des nations (CAN), l’équipe nationale de football du Togo avait été victime d’une attaque. Son bus avait été mitraillé, et deux membres de l’équipe d’encadrement avaient trouvé la mort. Les militants du Flec, un mouvement séparatiste du Cabinda sévissant dans l’enclave angolaise, avaient revendiqué l’attaque.
Mardi 3 août, quatre militants cabindais des droits de l’homme ont été reconnus coupables d'avoir participé à l'organisation de la fusillade. L’universitaire Belchior Lanso a écopé de six ans de prison, l’avocat Francisco Luemba et l’ancien vicaire Raul Tati de cinq ans, tandis que l’ex-policier José Benjamin Fuca a été condamné à trois ans, a rapporté la radio catholique Ecclesia.
Le tribunal du Cabinda a estimé qu’ils étaient liés aux événements du mois de janvier, parce que des documents faisant référence au Flec ont été retrouvés sur eux, a expliqué Marcos Mavungo, un militant des droits de l'homme actif dans la riche enclave pétrolière. Les quatre hommes avaient été interpellés peu après la fusillade.
Militants gênants
Mais pour les manifestants venus protester contre ces condamnations, les motivations du procès sont purement politiques. Ils accusent le gouvernement d’avoir profité de l’attaque du bus togolais pour faire emprisonner des militants dont les revendications pourraient gêner le pouvoir.
Ils « ont été arrêtés, inculpés et condamnés pour des raisons politiques », a estimé Lisa Rimli de l'organisation Human Rights Watch (HRW). Le gouvernement du président José Eduardo dos Santos a, selon elle, « utilisé l'attaque contre le Togo pour réprimer toutes les critiques pacifiques » dans l'enclave pétrolière de Cabinda, secouée depuis des années par des troubles séparatistes. « Leur lien supposé à l'attaque a été sous-entendu mais n'a pas été prouvé » , a-t-elle affirmé.
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1.Zaïrois - 03/08/2010 à 23h:08Ces, soit-disant activistes ne sont pas des cabindais, ils sont tous de nationalité angolaise, ils viennent parler du Cabinda lorsque, é[...] Lire
2.Xtian - 03/08/2010 à 21h:08Quel honte ils ont tuée deux personnes et ils ne prennent pas perpete[...] Lire