30/07/2010 à 18h:15 Par Jeune Afrique
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Carte d'Afrique situant le sanctuaire et la zone d'activité directe d'Aqmi. Carte d'Afrique situant le sanctuaire et la zone d'activité directe d'Aqmi. © AFP.

Paris nie tout enlèvement de civils maliens au cours de l'opération anti-Aqmi menée conjointement par la France et la Mauritanie, le 22 juillet dernier en territoire malien. Mais ce n'est pas ce qu'affirment des représentants de la communauté arabe de Tombouctou qui ont porté plainte devant la justice malienne contre les armées française et mauritanienne.

La réponse du Quai d’Orsay est catégorique : personne n'a été détenu à l'issue de l'opération franco-mauritanienne menée le 22 juillet contre un camp d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) au Mali. Cette affirmation du porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero, au cours d'un point de presse, le 30 juillet, faisait suite à une plainte pour enlèvement déposée à Tombouctou par une communauté arabe contre les armées mauritanienne et française pour « enlèvement de deux civils maliens ».

Affaire potentiellement explosive

« Quand les militaires français et mauritaniens sont arrivés dans le campement, après avoir tué ceux qu'ils cherchaient, ils sont allés dans un petit campement pour arrêter, séquestrer et enlever deux civils qui sont Ckeikna Ould Bolla et Rabah Ould Bammoshi », a déclaré Sidy Mohamed Ould Mohamed, élu municipal de Tombouctou et membre de la communauté arabe de cette région. « Ce sont des civils innocents qui ont été enlevés. C'est arbitraire. On exige leur libération », a-t-il ajouté.

L’affaire est potentiellement explosive. Car si les faits étaient avérés, cela pourrait conduire certains membres de la communauté arabe à apporter un soutien direct à Aqmi (qui jouit déjà de nombreux soutiens logistiques dans la région), voire à prendre le maquis.

L'armée mauritanienne a mené le 22 juillet avec l'appui de la France un raid contre un camp d'Aqmi en territoire malien, qui a fait sept morts dans les rangs des combattants islamistes, selon les autorités mauritaniennes.

Selon la France, l'opération visait à libérer l'otage français Michel Germaneau, détenu depuis avril par Aqmi qui a annoncé, samedi dernier, avoir exécuté le Français pour venger ses membres tués lors de ce raid. Le gouvernement mauritanien affirme que cette opération avait pour seul objectif de prévenir une attaque d'Aqmi sur son territoire, programmée le 28 juillet. (Avec AFP)
 

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