27/07/2010 à 13h:02 Par Jeune Afrique
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Le président nigérian Goodluck Jonathan à Port-Harcourt (Delta du Niger), en mai dernier. Le président nigérian Goodluck Jonathan à Port-Harcourt (Delta du Niger), en mai dernier. © AFP

Les responsables politiques de cinq États du Delta du Niger, fief du président Goodluck Jonathan, ont demandé à ce dernier de se déclarer candidat à la prochaine présidentielle. Candidature qui pourrait ouvrir les hostilités entre responsables du Nord et du Sud du pays pour l’investiture du People’s democratic party (PDP).

La course à la présidentielle s’accélère au Nigeria. Avant même que Goodluck Jonathan ait publiquement fait part de son intention de se présenter, les gouverneurs de cinq puissants États du Delta du Niger, la région pétrolifère du Sud d’où le président est originaire, ont appuyé sa candidature.

Leur communiqué laisse peu de place au doute sur la candidature de Goodluck Jonathan à sa propre succession. « Le président Jonathan devrait ouvertement annoncer son intention de participer [à la présidentielle] en 2011 parce que nous soutiendrons ses ambitions », affirment les cinq dirigeants.

Quid de la règle coutumière ?

Il est vrai que le temps presse. Mercredi dernier, le Sénat a adopté une modification de la Constitution pour avancer la date du premier tour du scrutin au mois de janvier. La chambre des représentants doit encore confirmer cette décision, mais si elle était adoptée, le People’s democratic party (PDP) aurait moins de six mois pour s’activer dans l’optique de la présidentielle.
Or cette formation ultra-dominante sur la scène politique nigériane est traversée par une ligne de fracture entre le Sud chrétien et le Nord musulman.

Selon une règle coutumière, l’investiture du PDP revient alternativement à un candidat du Nord et du Sud du pays. Lors de la dernière présidentielle, c’est le candidat du Nord Umaru Yar’Adua qui avait été investi, puis élu. Son décès en mai dernier, a privé le Nord d’une reconduction presque automatique de « son » président à la tête de l’État pour un second mandat.

Reste à savoir si l’unité du Nigeria est suffisamment solide pour que cette règle non-écrite d’alternance soit abolie.


 

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