25/07/2010 à 13h:50 Par Jeune Afrique
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Le président de la Commission de l'UA incite les États membres à faire preuve d'indépendance. Le président de la Commission de l'UA incite les États membres à faire preuve d'indépendance. © AFP

En pleine polémique sur l’accusation de génocide de la Cour pénale internationale à l’encontre du président soudanais Omar el-Béchir, les intervenants à la cérémonie d'ouverture du Sommet de l’Union africaine ont insisté sur la nécessité pour l’Afrique de s’approprier pleinement son destin.

« Toute action internationale au Soudan doit prendre en compte le point de vue de l'Afrique ». Jean Ping, le président de la Commission de l'Union africaine (UA), ne pouvait être plus clair, alors que la polémique sur le mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale contre Omar el-Béchir vient de rebondir à l'occasion du déplacement de ce dernier au Tchad mercredi 21 juillet.

Lors de l'ouverture du sommet de l'Union africaine, le 25 juillet peu avant midi, à Kampala, les discours ont insisté sur la nécessaire appropriation par l'Afrique de son avenir.

« Il faut refréner cette tendance croissante à vouloir se substituer aux Africains eux-mêmes pour décider de leur destin », a menacé Jean Ping, faisant implicitement référence à la position africaine sur la justice pénale internationale et au référendum d'autodétermination au Sud-Soudan, prévu pour janvier 2011.

Le président ougandais, Yoweri Museveni, hôte du sommet, a, quant à lui, tiré la sonnette d'alarme sur la trop grande dépendance des pays africains envers l'aide extérieure et les bailleurs de fonds.

Entre présents et absents

Le 15e sommet de l'Union africaine s'est ouvert sur fond de polémique entre les pays (emmenés par la Libye) défendant la réforme des institutions vers la mise en place des États-Unis d'Afrique, et les nations (plutôt anglophones et d'Afrique australe) qui veulent repousser à plus tard le projet libyen.

Les traditionnels soutiens de Mouammar Kaddafi semblaient, comme en janvier dernier lors du sommet précédent, avoir préféré ne pas se rendre à Kampala. Ainsi des pays membres de la Communauté des États sahélo-sahériens (Cen-sad) comme le Mali, le Togo, le Bénin et le Tchad.

Au rang des absents, dimanche matin, il fallait également ajouter Paul Kagamé, Joseph Kabila, Paul Biya, Zine El Abidine Ben Ali, Hosni Moubarak ou encore Laurent Gbagbo.

Les pays d'Afrique australe étaient bien représentés, avec à leur tête, les deux poids lourds de la sous-région, le Sud-Africain Jacob Zuma et, fait rare, l'Angolais Eduardo Dos Santos.

Lutte contre le terrorisme

La question somalienne n'a pas manqué d'être longuement traitée par tous les intervenants à la cérémonie d'ouverture, dans une ville encore marquée par les attentats meurtriers du 11 juillet perpétrés par les Chaabab somaliens, affiliés à Al-Qaïda.

Un événement majeur qui a probablement décidé la présidence américaine à envoyer un représentant spécial de Barack Obama. Eric Holder, procureur général, s'est ainsi longuement exprimé à la tribune pour exprimer la volonté des États-Unis de coopérer davantage avec l'UA. En particulier en matière de lutte contre le terrorisme.

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