Extension Factory Builder
24/07/2010 à 14:22
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Capture d'écran du message diffusé par l'otage français. Capture d'écran du message diffusé par l'otage français. © AFP

Une opération serait en cours au Mali pour obtenir la libération de l’otage français Michel Germaneau, détenu par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). L'inquiétude est particulièrement vive à Paris après une attaque qui a coûté la vie à six combattants du groupe terroriste jeudi.

Paris serait en train de faire le forcing au Mali pour obtenir la libération du Français Michel Germaneau, âgé de 78, et enlevé au Niger au mois d’avril.

Selon une « source militaire étrangère à Bamako » citée par l’AFP, une opération serait actuellement en cours en territoire malien pour y parvenir. « Les Français sont en train de tout faire pour obtenir la libération de Germaneau » a-t-elle affirmé.

Écran de fumée

D’après cette source, l’opération menée par l’armée mauritanienne et soutenue par des militaires français jeudi n’était qu’un « écran de fumée ». « Les Américains et les Français ont soutenu cette opération d'une manière ou d'une autre et au même moment, ailleurs dans le grand désert, en avait lieu une autre qui se poursuit actuellement », a-t-elle affirmé.

Aucune confirmation n’a été obtenue de source officielle malienne ou française, ni d’aucune « autre source indépendante » précise l’AFP. Vendredi, le président malien Amadou Toumani Touré avait quitté précipitamment le sommet de la Communauté des États sahélo-sahariens (Cen-Sad) qui se tenait à Ndjamena, pour rentrer à Bamako.

Aqmi menace de tuer Michel Germaneau. La nébuleuse terroriste a fixé un ultimatum qui expire le 26 juillet, pour obtenir la libération de certains de ses combattants.

Or le groupe terroriste qui le détient a perdu six hommes dans l’attaque de jeudi d’après les sources officielles mauritaniennes.

Flou sur le but de l'opération de jeudi

Le ministère français de la Défense a reconnu avoir apporté « un soutien technique et logistique » à l'opération. Selon son communiqué publié vendredi, celle-ci était « destinée à prévenir une attaque d'Al-Qaïda au Maghreb islamique contre la Mauritanie ».

Le groupe visé, a ajouté le ministère, est celui qui « refuse de donner des preuves de vie et d’engager le dialogue en vue de la libération [du français] Michel Germaneau ». Ce serait aussi « celui qui a exécuté l'otage britannique [Edwin Dyer, ndlr] voici un an ».

Le quotidien espagnol El Pais avait affirmé sur son site Internet qu’il s’agissait d’une tentative pour libérer Michel Germaneau.

Un médiateur malien impliqué dans la libération d’otages français dans la région, cité par l’AFP, avait également assuré qu’il s’agissait d’une opération pour libérer Michel Germaneau. « Il semble qu'ils seraient allés chercher l'otage français mais qu'ils ne l'auraient pas vu sur place », a-t-il déclaré.

L'opération s’est vraisemblablement déroulée en territoire malien. « Il y a eu des affrontements dans le secteur, des tirs ont été entendus », a déclaré un responsable de la région de Kidal, au Mali, près des frontières avec l’Algérie et le Niger, à l’agence Reuters. « Il y a eu beaucoup de rotations d'avions militaires à l'aérodrome de Tessalit », a-t-il précisé.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

0 réaction(s)

Réagir à cet article

Mali

Mali : les cinq humanitaires capturés en février ont été libérés par l'armée française

Mali : les cinq humanitaires capturés en février ont été libérés par l'armée française

Les cinq humanitaires maliens, dont quatre employés du Comité international de la Croix-Rouge au Mali, capturés le 8 février ont été libérés jeudi par l'armée fran&cce[...]

Carte interactive : voyagez en Afrique sans visa !

En vertu d'accords bilatéraux ou dans le cadre d'organisations sous-régionales, plusieurs pays africains ont supprimé l'obligation de visa d'entrée sur leurs territoires. Grâce à une carte[...]

Mali : IBK au Sénégal, les raisons d'une visite

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a fait une visite d'État au Sénégal, du 13 au 16 avril. Retour sur les raisons de cette visite.[...]

Mali - France : le ton monte

Les rapports entre le Mali et la France sont exécrables depuis plusieurs mois. Plus récemment, l'"affaire" Tomi et, surtout, la situation à Kidal n'arrangent rien.[...]

Terrorisme - Iyad Ag Ghaly : arrête-moi si tu l'oses !

Recherché pour terrorisme par le monde entier, le chef touareg Iyad Ag Ghaly semble pourtant poursuivi avec bien peu d'ardeur. Et pour cause : il reste un acteur essentiel dans la région.[...]

Le jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar retiré en Libye ?

Selon le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), la présence en Libye de Mokhtar Belmokhtar serait une menace pour la paix. Le jihadiste algérien et ses hommes avaient occupé pendant[...]

Jean-Yves Le Drian : "IBK doit négocier, Samba-Panza aussi"

Mali, Centrafrique, Libye... Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, reconduit à son poste le 2 avril, est sur tous les fronts africains. Entretien avec un Breton sans états[...]

Mali : un nouveau gouvernement pour relancer la réconciliation

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a nommé les membres du gouvernement dirigé par le nouveau Premier ministre Moussa Mara, une équipe resserrée dont l'une des principales[...]

Journalistes de RFI assassinés au Mali : des juges français vont enquêter

Des juges d'instruction parisiens vont enquêter sur l'assassinat au Mali fin 2013 des deux journalistes de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.[...]

Mali : le nouveau gouvernement formé, le ministre de la Réconciliation remplacé

Le nouveau Premier ministre du Mali, Moussa Mara, a formé son gouvernement, dans lequel ne figure plus le ministre sortant de la Réconciliation, remplacé par l'ex-chef de la diplomatie, selon un[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers