22/07/2010 à 15h:13 Par Jeune Afrique
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le président nigérian Goodluck Jonathan à Port-Harcourt (delta du Niger) en mai dernier. Le président nigérian Goodluck Jonathan à Port-Harcourt (delta du Niger) en mai dernier. © AFP

Les sénateurs nigérians ont voté un changement constitutionnel pour obliger le pouvoir à organiser la présidentielle en janvier prochain au plus tard. La chambre des représentants doit valider cette nouvelle date.

Goodluck Jonathan pensait pouvoir attendre avril 2011 pour régler la délicate question de la candidature de son parti à la prochaine présidentielle. Mais un vote du Sénat mercredi a ramené ce délai à moins de six mois.

La Chambre haute a en effet voté une réforme de la Constitution qui, si elle entre en vigueur, avancerait la prochaine élection présidentielle à janvier 2011.

Jusqu’à présent, celle-ci devait être organisée entre 30 et 60 jours avant l’entrée en fonction du nouveau chef d’État (qui doit prêter serment le 29 mai 2011). Or selon la décision votée par le Sénat mercredi, « les élections se tiendront au plus tôt 150 jours et au plus tard 120 jours avant l'échéance du mandat ».

Craintes chez les « nordistes »

La Chambre des représentants doit encore approuver cette réforme, mais celle-ci accroît d’ores et déjà la pression sur le président Goodluck Jonathan.

D’ici là, il doit régler l’explosive question de la candidature du People’s Democratic Party (PDP), dont il est issu. Selon une règle coutumière, ce parti ultra-dominant sur la scène politique nigériane doit présenter alternativement un candidat issu du Nord (musulman) et du Sud (chrétien) à la présidentielle.

Cette règle a récemment fait l’objet de remises en question de la part de personnalités influentes du pays, alors que Goodluck Jonathan continue de laisser planer le doute sur ses propres intentions.
Umaru Yar’Adua, le dernier président élu lors des élections générales de 2007, était un nordiste. Mais son décès en mai dernier a propulsé le sudiste Goodluck Jonathan aux commandes du pays. Mais le défunt Yar’Adua est censé effectuer deux mandats à la tête du pays.

Les « nordistes » craignent donc une confiscation du deuxième mandat dont ils estiment qu’il leur revient. Les tensions confessionnelles et communautaires se sont d’ailleurs réveillées depuis l’arrivée au pouvoir de Goodluck Jonathan.

 

Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Nigeria

Guinée-Bissau : petit pays, grandes manoeuvres

Guinée-Bissau : petit pays, grandes manoeuvres

La Cedeao, Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, goûtait peu la percée angolaise dans la région. Elle pourrait finir par s'accommoder du putsch du 12 avril  en [...]

Nigeria : les annonces d'UBA manquent de crédit

Après deux années désastreuses, la banque nigériane United Bank for Africa déclare des profits vertigineux sur les trois premiers mois de 2012. Un résultat à ne pas forcément[...]

Guinée-Bissau : les 70 premiers éléments d'une force ouest-africaine sont arrivés

Les 70 premiers éléments d'une force ouest-africaine devant sécuriser les organes de la transition issus du coup d'État du 12 avril, sont arrivés jeudi en Guinée-Bissau, écartant[...]

Sanusi Lamido Sanusi : "Il faut permettre aux cultivateurs d'accéder au crédit"

Afin de promouvoir une croissance rapide et durable reposant sur les petits exploitants, la Banque centrale du Nigeria a mis en place un système incitatif d'aide aux prêts agricoles.[...]

Force d'intervention au Mali : la Cedeao patiente, pour combien de temps ?

Réunie à Dakar le 3 mai, la Cedeao a fait profil bas. Si elle se dit toujours favorable à l'envoi d'une force d'intervention, elle a précisé que l'opération ne se ferait pas sans le[...]

Marchés publics africains : le leadership chinois pointé du doigt

Barrages, routes, chemins de fer... Depuis dix ans, Pékin multiplie les contrats en Afrique, sur le modèle controversé "matières premières contre infrastructures". Mais d'autres[...]

Agrobusiness - Sucre : un déficit à combler

L'Afrique subsaharienne voit l'écart se creuser entre sa demande et sa production. Une opportunité pour les compagnies sucrières, qui commencent à se redéployer, notamment au Nigeria.[...]

Présidentielle française : François Hollande vainqueur en Afrique

Comme au premier tour, les électeurs français d’Afrique ont apporté majoritairement leur suffrage à François Hollande le 6 mai 2012. Le candidat socialiste termine en effet en tête[...]

Télécoms : la fin de l'âge d'or

Sous le triple effet d'une concurrence accrue, de la baisse des prix et d'un ralentissement de la hausse du nombre d'abonnés, les opérateurs africains voient leur rentabilité s'effriter. Pour beaucoup[...]

Emploi - Réseaux sociaux : Viadeo vs LinkedAfrica

L'un, en partie payant, se veut "global" et compte 2 millions d'inscrits en Afrique. L'autre, totalement gratuit, revendique une spécificité continentale et a conquis 250 000 membres. Double-clic sur Viadeo[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers