Plusieurs personnes ont été arrêtées par les autorités ougandaises, au lendemain du double attentat revendiqué par les Shebab et qui a fait 76 morts à Kampala.
Mis à jour le mardi 13 juillet à 14h26
Tard dans la soirée, lundi 12 juillet, la police ougandaise a interpellé plusieurs personnes visiblement liées au double attentat à la bombe déclenché la veille à Kampala. « Des arrestations ont été effectuées tard hier soir après la découverte d'une ceinture d'explosifs intacte dans le quartier de Makindye (à Kampala) », a déclaré mardi Fred Opolot, porte-parole du gouvernement ougandais, sans préciser le nombre d'arrestations ni l'origine des personnes retenues.
Le chef de la police ougandaise a pour sa part confirmé qu'une veste bourrée d'explosifs et munie d'un détonateur, rangée dans une sacoche d'ordinateur portable, avait été trouvée dans un troisième site, une discothèque du sud-ouest de la capitale. « Nous avons établi que ce qui a été trouvé dans la discothèque était en fait une veste d'explosifs et qu'elle aurait pu être utilisée comme un engin explosif », a expliqué Kale Kayihura. Le chef de la police a avancé que le poseur de bombe avait peut-être changé d'avis au dernier moment.
Les attentats, survenus dimanche, se sont produits dans un restaurant éthiopien et un club de rugby de la capitale ougandaise, à un moment de forte fréquentation avec la retransmission de la finale de la Coupe du monde de football. Une bombe a explosé dans le restaurant et deux dans le club sportif.
Une première à l’étranger pour les Shebab
Les combattants islamistes Shebab, une milice somalienne liée à la nébuleuse Al-Qaïda, avaient un peu plus tôt lundi revendiqué ces trois explosions, qui ont fait 76 morts et au moins 70 blessés, selon un dernier bilan. « Nous sommes derrière cette attaque car nous sommes en guerre avec [les Ougandais] », avait déclaré à Mogadiscio Ali Mouhamoud Rage, un des porte-parole du groupe armé.
Le chef de la police a en outre estimé que le mode opératoire du double attentat donnait de la crédibilité à la revendication des Shebab, tout en pointant aussi du doigt un groupe rebelle ougandais musulman, les Forces démocratiques alliées (ADF). « Les Shebab sont liés à l'ADF. L'ADF est composée d'Ougandais, les Shebab et l'ADF sont liés à Al-Qaïda », a-t-il déclaré.
Si leur responsabilité se confirme, il s’agira de la première opération des Shebab à l’étranger. Les membres de ce groupe ont par ailleurs menacé de reproduire ce type d’attaque contre l’Ouganda et le Burundi, deux États qui participent à la force africaine de maintien de la paix en Somalie (Amisom).
Le principal parti de l'opposition ougandaise, le Forum pour le changement démocratique (FDC), a encouragé le président Yoweri Museveni de retirer ses troupes de Somalie, comme le réclament les insurgés islamistes. « Il n'y a aucune paix à maintenir en Somalie et l'Ouganda n'a aucun intérêt stratégique là-bas. Nous sacrifions juste nos enfants pour rien », a déclaré un représentant du FDC, Wafula Oguttu.
Six membres est-africains de l’organisation panafricaine avaient récemment décidé de renforcer l’Amisom de 2 000 hommes. C’est à Kampala que doit se tenir le prochain sommet de l’Union africaine fin juillet, dans des conditions de sécurité qui seront probablement renforcées. (avec agences)
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1.makeda - 13/07/2010 à 20h:07Si quelqu'un peut nous dire ce que font les Ougandais et les Burundais en Somalie où leur interposition bidon est vomie de tte la population, q[...] Lire
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