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25/06/2010 à 09:20
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Le président du Rwanda, Paul Kagamé, le 8 novembre 2009 à Charm-el-Sheikh. Le président du Rwanda, Paul Kagamé, le 8 novembre 2009 à Charm-el-Sheikh. © AFP

Alors que l’élection présidentielle du 9 août se rapproche, le climat est de plus en plus pesant au Rwanda. Des dizaines d’opposants manifestant pacifiquement ont été arrêtés, jeudi 25 juin, et un nouveau rival du président Paul Kagamé risque d’être poursuivi pour de lourds chefs d'inculpation, dont l'homicide.

Des dizaines de manifestants de l'opposition ont été arrêtés par la police rwandaise, jeudi 25 juin, au moment où le président Paul Kagamé déposait son dossier devant la Commission électorale nationale pour pouvoir briguer un second mandat le 9 août.

Selon un porte-parole de la police, étrangement peu précis, de 20 à 30 personnes ont été arrêtées pour avoir provoqué des « troubles » à Kigali. Il a confirmé que le candidat à l'élection présidentielle du Parti social Imberakuri (PS-Imberakuri), Bernard Ntaganda, avait été mis en garde à vue, hier dans la matinée.

Celui-ci risque d'être poursuivi pour « divisionnisme fondé sur l'ethnicité, rassemblement sans autorisation, constitution de groupes de personnes soupçonnées d'être des criminels et tentative de meurtre ». Il serait soupçonné d'être l'instigateur d'un complot visant à assassiner, en début d'année, Christine Mukabunani, chef de file d'un groupe dissident de son parti PS Imberakuri. « Il (Ntaganda) n'a pas encore été inculpé, nous continuons à l'interroger et à rassembler des preuves », a déclaré le porte-parole de la police.

« Idéologie génocidaire »

Une autre candidate de l'opposition, Victoire Ingabire (elle-même inculpée de promotion de l'idéologie génocidaire et d'appartenance supposée à une organisation terroriste), a déclaré que des membres de son parti, les Forces démocratiques unies, avaient été arrêtés alors qu'ils participaient à une manifestation pacifique à Kigali, devant le ministère de la Justice. « Je pense que plus de 100 personnes ont été arrêtées », a-t-elle affirmé à l’agence Reuters.

Les Forces démocratiques unies, ainsi que le Parti démocratique vert, ont appelé à un report de l'élection présidentielle du 9 août afin de pouvoir satisfaire aux conditions techniques requises pour enregistrer leur participation au scrutin. Ce sont les deux seules formations à n'avoir pas pas pu s'enregistrer jusqu'à présent.
 

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