Alors que l’élection présidentielle du 9 août se rapproche, le climat est de plus en plus pesant au Rwanda. Des dizaines d’opposants manifestant pacifiquement ont été arrêtés, jeudi 25 juin, et un nouveau rival du président Paul Kagamé risque d’être poursuivi pour de lourds chefs d'inculpation, dont l'homicide.
Des dizaines de manifestants de l'opposition ont été arrêtés par la police rwandaise, jeudi 25 juin, au moment où le président Paul Kagamé déposait son dossier devant la Commission électorale nationale pour pouvoir briguer un second mandat le 9 août.
Selon un porte-parole de la police, étrangement peu précis, de 20 à 30 personnes ont été arrêtées pour avoir provoqué des « troubles » à Kigali. Il a confirmé que le candidat à l'élection présidentielle du Parti social Imberakuri (PS-Imberakuri), Bernard Ntaganda, avait été mis en garde à vue, hier dans la matinée.
Celui-ci risque d'être poursuivi pour « divisionnisme fondé sur l'ethnicité, rassemblement sans autorisation, constitution de groupes de personnes soupçonnées d'être des criminels et tentative de meurtre ». Il serait soupçonné d'être l'instigateur d'un complot visant à assassiner, en début d'année, Christine Mukabunani, chef de file d'un groupe dissident de son parti PS Imberakuri. « Il (Ntaganda) n'a pas encore été inculpé, nous continuons à l'interroger et à rassembler des preuves », a déclaré le porte-parole de la police.
« Idéologie génocidaire »
Une autre candidate de l'opposition, Victoire Ingabire (elle-même inculpée de promotion de l'idéologie génocidaire et d'appartenance supposée à une organisation terroriste), a déclaré que des membres de son parti, les Forces démocratiques unies, avaient été arrêtés alors qu'ils participaient à une manifestation pacifique à Kigali, devant le ministère de la Justice. « Je pense que plus de 100 personnes ont été arrêtées », a-t-elle affirmé à l’agence Reuters.
Les Forces démocratiques unies, ainsi que le Parti démocratique vert, ont appelé à un report de l'élection présidentielle du 9 août afin de pouvoir satisfaire aux conditions techniques requises pour enregistrer leur participation au scrutin. Ce sont les deux seules formations à n'avoir pas pas pu s'enregistrer jusqu'à présent.

Agadez et Arlit : le Mujao frappe le coeur du dispositif de sécurité nigérien
Niger : un jihadiste retranché "avec des explosifs" dans la caserne militaire d'Agadez
RDC : selon Ban Ki-moon, la brigade d'intervention de l'ONU sera sur pied dans "un à deux mois"







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Un opposant après la dispersion d'une manifestation le 23 mai 2013 à Lomé
Le porte-parole du groupe salafiste jihadiste Ansar Asharia, Seifeddine Raïs, le 16 mai 2013 à Tunis
Cette photo publiée le 22 mai 2013 par la Mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (Unamid) montre une réfugiée qui a quitté les régions de Labado et Muhajeria, à l'est du Darfour
Le président du Bénin Thomas Yayi Boni, le 15 mai 2013 à Bruxelles
Des soldats nigériens patrouillent aux environs d'Agadez, au nord du Niger, le 24 septembre 2010
Des soldats nigériens patrouillent sur la route entre Agadez et Arlit, au Niger le 27 septembre 2010
Le logo du groupe Thales
Deux casques bleus de la mission des Nations unies en RDC observent aux jumelles les déplacements de rebelles du M23, le 18 novembre 2012











