18/05/2010 à 16h:46 Par Jeune Afrique
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Paul Biya, le président camerounais. Paul Biya, le président camerounais. © AFP

Le président camerounais Paul Biya a plaidé pour l’entrée de l’Afrique dans le club très fermé des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.

Depuis plus d’une décennie, la réforme de la représentation au Conseil de sécurité de l’ONU est un serpent de mer. Pour le président camerounais Paul Biya, l’occasion est venue, avec le cinquantenaire des indépendances des pays francophones d’Afrique Subsaharienne, d’avancer sur ce dossier.

« Personne ne conteste (...) que l'Afrique n'est pas suffisamment représentée au niveau où sont prises les décisions qui engagent l'ensemble de la planète », a-t-il lancé en ouverture de la conférence internationale Africa 21, qui se tient à Yaoundé. Et pour cause : la composition de cet organe, héritée de la fin de la Seconde Guerre mondiale, est très loin d’être représentative de la population mondiale.

Alors que 15 pays y sont représentés, seules cinq nations (la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie) disposent d’un représentant permanent et d’un droit de veto.

Biya moins gourmand que l’UA

Devant plusieurs responsables de l’ONU et de l’Union africaine (UA) participant à la conférence, le président camerounais a estimé qu’il serait « équitable » que l’Afrique dispose « d’au moins un siège » parmi les membres permanents du Conseil de sécurité.

L’UA réclame, quant à elle, deux sièges permanents avec droit de véto dans un Conseil élargi. L’élargissement du Conseil de sécurité était déjà préconisé par Kofi Annan lorsqu’il était secrétaire général des Nations unies.

Qui serait le bénéficiaire d’une éventuelle réforme dans ce sens ? Paul Biya ne tranche pas la question, évoquant simplement « un mode de représentation à arrêter entre Africains ». (avec AFP)

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