Des enfants jouent au football dans un township du Cap, le 2 décembre 2009.
© AFP/Archives - Alexander Joe
Cinq militants d’extrême droite ont été inculpés de terrorisme après la récente vague d’arrestation qui a eu lieu dans les milieux proches du Mouvement de résistance afrikaner (AWB). Un parti fondé par Eugène Terreblanche, battu à mort dans sa ferme le 3 avril dernier.
Au compte-goutte, les autorités sud-africaines commencent à livrer des informations sur les récentes arrestations d’extrémistes blancs, ou « suprémacistes » afrikaners. Selon Musa Zondi, porte-parole des Hawks (Faucons), l'unité d'élite de la police criminelle, sept hommes ont été appréhendés fin avril à Phalaborwa (nord-est) après la profanation de la tombe d'un haut responsable noir.
Lors de l'interrogatoire, « ils nous ont orientés vers leurs autres activités et vers une cache d'armes et d'explosifs, a-t-il précisé. Ils voulaient notamment poser des bombes dans des zones où vivent des Noirs », a poursuivi Musa Zondi. Les sept ont été inculpés de terrorisme mercredi de la semaine dernière, mais les charges ont été retirées aujourd'hui (vendredi) contre deux d'entre eux. »
« Ils travaillaient de leur côté »
Le 6 mai, le ministre et le chef de la Police, Nathi Mthethwa et Bheki Cele, avaient annoncé l'arrestation de plusieurs extrémistes dans trois provinces du pays, dont celle du Limpopo où se situe Phalaborwa. Mais l’hypothèse d’un complot de grande envergure au niveau national n’est pas confirmée. « À ce stade de l'enquête, nous n'avons pas établi de liens » entre les suspects du Limpopo et d'autres groupes », a précisé le porte-parole des Hawks. « Ils travaillaient de leur côté, a-t-il repris. Mais nous prenons au sérieux toute menace. »
Ces arrestations ont lieu dans un contexte explosif. Le 3 avril, le meurtre de l'extrémiste blanc Eugène Terreblanche, fondateur du Mouvement de résistance afrikaner (AWB), avait exacerbé les tensions entre communautés blanches et noires. (Avec AFP)
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