26/04/2010 à 13h:15 Par Jeune Afrique
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M. Al Khalifa, ministre des finances de Bahreïn, et R. Zoellick, président de la Banque mondiale. M. Al Khalifa, ministre des finances de Bahreïn, et R. Zoellick, président de la Banque mondiale. © AFP

La Chine, le Brésil et l’Inde sont les grands bénéficiaires de la réforme des droits de vote de la Banque mondiale. Au total, 3,13 % des voix sont transférées vers les pays émergents. L’Afrique subsaharienne, quant à elle, voit son poids diminuer.

La Banque mondiale a pris acte du nouvel équilibre économique mondial. Sa première augmentation de capital depuis vingt ans a conduit à rebattre les cartes des droits de vote au sein de l’institution.

La réforme décidée par le Conseil des gouverneurs, dimanche, augmente les voix des pays émergents de 3,13 %, ce qui les porte à 47,19 % du total. La Chine est la première bénéficiaire de cette nouvelle donne : avec 4,42 % des droits de vote, elle devient le troisième pays le plus influent de l’institution, dépassant ainsi l’Allemagne, la France ou encore la Grande-Bretagne. Le Brésil et l’Inde voient également leur pourcentage de voix augmenter, respectivement à 2,24 % et 2,91 % (contre 2,06 % et 2,77 % précédemment). Avec l’empire du Milieu, ils se partagent les deux tiers des droits transférés.

L'Afrique subsaharienne sur la touche

Ces augmentations se font au détriment des pays du G7 comme le Japon (ses voix passent de 7,62 % à 6,84 %), l’Allemagne (de 4,35 % à 4 %) ou encore la France et la Grande-Bretagne (de 4,17 % à 3,75 % pour chacun). La part des voix des États-Unis reste inchangée, à 15,85 %.

À l’exception du Soudan, qui augmente aussi ses droits de vote, les pays d’Afrique subsaharienne (qui comptent parmi les principaux bénéficiaires de l’assistance de la Banque mondiale) n’ont pas bénéficié de cette redistribution. Un tiers des 47 États ont vu leur part relative diminuer, et elle reste inchangée pour les autres, affirme l’ONG Oxfam.

Ces changements font suite aux engagements du G20 de septembre 2009, qui avait acté un rééquilibrage des droits de vote dans les institutions de Washington (Banque mondiale et Fonds monétaire international) en faveur des pays « en développement et en transition ».

En vertu de ses statuts, la redistribution des droits de vote de la Banque mondiale va rentrer en vigueur sans délai. Une situation qui contraste avec celle du Fonds monétaire international (FMI), où cette réforme attend toujours : les négociations sont en cours, avec l'objectif de parvenir à un accord d'ici janvier 2011, lors de la prochaine augmentation de capital du FMI. (avec AFP)

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