Dans son dernier rapport, le FMI indique que la situation de l’économie mondiale s’améliore et que la crise devrait coûter moins cher que prévu aux institutions financières internationales. Las, l’embellie en cours pourrait n’être que momentanée : selon l’organisation, c’est la dette publique des États riches qui compromet désormais la reprise.
La santé du système financier s’améliore, explique le Fonds monétaire international dans son dernier « rapport [semestriel, NDLR] sur la stabilité financière dans le monde », publié le 20 avril. Pour illustrer son propos, le FMI a revu à la baisse son estimation du coût de la crise actuelle pour les institutions financières mondiales, qui passe de 2 800 milliards de dollars il y a six mois à près de 2 300 milliards aujourd’hui. Un chiffre qui correspond au coût qu'auront dû supporter, entre l'été 2007 et la fin 2010, les banques et autres institutions financières américaines, européennes et asiatiques, en raison de la baisse de la valeur constatée ou prévisible des actifs financiers qu'elles détiennent.
Offre de crédit limitée
L’économie mondiale n’est donc pas sortie d’affaire, loin de là. D’autant qu'après la chute des marchés financiers et la récession mondiale, un nouveau danger pointe son nez. Selon le FMI, le gonflement de la dette des États dans les pays développés pourrait compromettre la « sortie de crise », notamment sur le continent africain. « La reprise économique ayant gagné en vigueur, les menaces pesant sur la stabilité financière mondiale se sont atténuées, mais les craintes que suscitent les risques souverains des pays avancés pourraient compromettre les progrès enregistrés sur le plan de la stabilité et prolonger le marasme du crédit », écrit le FMI dans son rapport.
« La montée en flèche des besoins de financement souverain risque de se heurter à une offre de crédit limitée et, partant, de pousser les taux d'intérêt à la hausse et d'aggraver les tensions de financement pour les banques », a-t-il ajouté. Le FMI n'a pas chiffré la hausse en question, mais a estimé que les premières victimes en seraient - comme d’habitude - « les PME et les emprunteurs les moins fiables ».(avec AFP)
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