Des praticiens algériens manifestent devant le ministère de la Santé le 10 février 2010 à Alger
© AFP
Le mouvement de grève des personnels de santé publique se poursuit alors que le ministre de la Santé Saïd Barkat menace de révoquer les grévistes.
Les nuages s’accumulent sur le mouvement de grève observé depuis deux mois par les personnels de santé publique. Ceux-ci réclament, entre autres, la révision d'un statut particulier promulgué fin 2009, l'ouverture de discussions sur le régime indemnitaire ou l'octroi d'un quota de logements de fonction. Mais le gouvernement ne cède à aucune de leurs exigences.
"La justice a tranché et déclaré la grève du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) et du syndicat des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) illégale et nous allons prendre les dispositions nécessaires", avait déjà déclaré le 14 mars le ministre de la Santé Saïd Barkat.
Service minimum
Désormais, celui-ci passe à l’acte. Le lundi 23 mars, il a décidé de « mettre en oeuvre des mesures prévues par la réglementation du travail », dont une « retenue sur salaire pour l'ensemble des journées de grève et l'envoi de mises en demeure individuelles à l'ensemble des praticiens en abandon de poste », a indiqué un communiqué du ministère.
"Les mesures de révocation seront entamées contre tout praticien qui n'aura pas rejoint son poste de travail", ajoute le ministère qui "réitère son invitation au dialogue".
Les deux syndicats, qui assurent un service minimum, avaient annoncé samedi la poursuite du mouvement, qu'ils reconduisent chaque semaine. Les syndicats "persistant dans leur attitude", le ministère "se voit dans l'obligation » d’agir pour que « cesse la prise en otage des malades et leurs parents », indique le communiqué du ministère.

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