17/03/2010 à 19h:11 Par Jeune Afrique
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Le président par intérim du Nigeria, Goodluck Jonathan, le 23 avril 2007 à Abuja Le président par intérim du Nigeria, Goodluck Jonathan, le 23 avril 2007 à Abuja © AFP

Un peu plus d'un mois après sa prise de fonction officielle, le président nigérian par intérim a dissous le gouvernement. Une décision à double tranchant pour la stabilité du pays.

Goodluck Jonathan s’affirme. Le président par intérim, que l’on décrivait comme fidèle et patient, vient de prendre une décision de taille. "Aujourd'hui le président par interim de la république fédérale du Nigeria, Goodluck Jonathan, a dissous le gouvernement fédéral", a annoncé la ministre de l'Information Dora Akunyili ce jeudi à l’issue d’une réunion d'une réunion ministérielle.

Goodluck Jonathan seul aux manettes
Cette décision, qui ne devrait pas provoquer de nouvelles élections, pourrait permettre au président par intérim de choisir les membres d'un cabinet qui, jusque là, ne représentait qu'une sorte d'héritage de Umaru Yar’Adua. Ce dernier, toujours officiellement président malgré sa maladie cardiaque qui l'empêche d’exercer ses fonctions, n’a toujours pas fait d’apparition publique depuis son retour au pays, dans la nuit du 23 au 24 février dernier.

Les différentes régions nigérianes ainsi que les principaux partis sont invités à proposer des noms pour le prochain gouvernement dont la composition devra ensuite être approuvée par le Sénat. L’annonce du nouveau cabinet ne devrait pas intervenir avant plusieurs semaines.

En l’absence de vice-président (Goodluck Jonathan étant déjà celui de Umaru Yar’Adua) et de gouvernement, Goodluck Jonathan devrait donc gouverner  seul pendant cette période. Cette configuration du pouvoir, dans un pays instable, risque d'exacerber les tensions ethniques et religieuses, particulièrement fortes ces dernières semaines. Si elle s'avérait définitive, la succession du Nordiste Umaru Yar’Adua par le Sudiste Goodluck Jonathan entraînerait le retour du pouvoir à un chrétien plus tôt que prévu. Il existe au sein du parti majoritaire, le People democratic party (PDP), un accord tacite d'alternance au pouvoir entre les confessions religieuses.

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