18/01/2010 à 15h:15 Par Habibou Bangré
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Habib Bamogo est titulaire de l’OGC Nice Habib Bamogo est titulaire de l’OGC Nice © DR

Les Etalons du Burkina Faso rencontrent mardi 18 janvier les Black Stars du Ghana dans le cadre de la CAN. L’attaquant franco-burkinabè Habib Bamogo revient pour jeuneafrique.com sur les débuts de son équipe dans la compétition et sur la fusillade qui a provoqué le départ du Onze togolais.

Le 11 janvier dernier, les Etalons du Burkina Faso ont fait match nul (0-0) contre les Eléphants de Côte d’Ivoire. Mardi 19 janvier, ils comptent réaliser une performance similaire, voire meilleure, face aux Blacks Stars du Ghana, une équipe dont de nombreux talents ne participent pas à la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Dernière défection en date: celle de Michaël Essien, l’attaquant de Chelsea, qui s’est blessé au genou droit samedi 16 janvier à l’entraînement. Interview du Franco-burkinabè Habib Bamogo, 27 ans, titulaire du club de Nice (Sud de la France).

Jeuneafrique.com : Lors des éliminatoires, la Côte d’Ivoire vous avait battu 3-2 à Ouagadougou et 5-0 à Abidjan. Lundi 11 janvier, vous avez fait match nul (0-0) face aux Eléphants, ce que beaucoup de commentateurs qualifient de surprise…

Habib Bamogo : C’est normal, dans le sens où la Côte d’Ivoire est une nation qui représente l’Afrique en ce moment : ils dominent un peu le football africain parce qu’ils ont des joueurs qui évoluent dans les meilleurs clubs européens. Mais on a réussi à leur poser beaucoup de problèmes et à faire match nul ! C’est une vraie performance, puisque la Côte d’Ivoire est favorite.

Mardi 18 janvier, vous affrontez le Ghana. Après ce nul, vous avez sans doute à coeur de faire mieux encore…

Sur le terrain, on veut tout le temps gagner! On pense qu’on a toutes nos chances, mais il faut respecter l’adversaire. Le Ghana est une grosse nation puisqu’elle va participer à la Coupe du monde [en Afrique du Sud, NDLR]. On connaît ses potentialités, on sait qu’elle a beaucoup de bons joueurs même si l’équipe est pénalisée par l’absence de grands footballeurs.

Comment va le moral depuis l’attaque des rebelles cabindais qui a endeuillé le Togo ?

Tout le monde a été très affecté parce que c’est un événement tragique. En plus, les Togolais se trouvaient dans le même camp d’entraînement que nous… Ils ont décidé de rentrer et, au vu de ce qui s’est passé, leur décision est légitime. Il n’y a pas de place pour [ce genre de violences] dans le sport. Mais bon, la compétition a repris et à travers le sport, on va essayer d’oublier cet événement.

Les capitaines des équipes du groupe B se sont réunis après la fusillade. Que s’est-il passé ?

Ils se sont surtout réunis pour savoir ce qui s’était passé, compatir et apporter leur soutien à l’équipe et à la Fédération du Togo. Finalement, le Togo a décidé de rentrer, les autres équipes sont restées et ont repris la compétition dans une poule à trois formations.

Les rebelles qui revendiquent l’attaque ont déclaré qu’ils feront une trêve pendant le reste de la CAN. La peur règne-t-elle malgré tout ?

Pas la peur... Mais c’est sûr qu’inconsciemment, c’est un peu dans la tête des gens. On fait un peu plus attention, même si [les autorités] ont énormément renforcé la sécurité autour de nous. Au fur et à mesure, je pense que ça passera.

A une époque, vous vouliez jouer avec les Bleus et certains Burkinabès vous reprochaient de vouloir rejoindre les Etalons par dépit. Vos prestations pendant les éliminatoires et ce premier match contre la Côte d’Ivoire ont-elles calmé les esprits ?

Je pense que les esprits se sont calmés, oui. Ils ont vu que j’avais vraiment envie de jouer pour mon pays et que j’étais prêt à tout donner.

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