05/12/2009 à 12h:55 Par Leïla Slimani, envoyée spéciale
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le Festival de Marrakech, une machine à rêves peu frivole Le Festival de Marrakech, une machine à rêves peu frivole

Le Festival international du film de Marrakech s'est ouvert hier soir. Notre envoyée spéciale y était.

Les plus grands cuisiniers le savent bien: l’entrée est souvent très difficile à réussir. Il en est de même pour les cérémonies d’ouverture de festival. Celle-ci doit donner le ton de la semaine en ouvrant à quelques privilégiés les portes d’un univers feutré fait de paillettes et d’écrans noirs. Dans le crépitements des flashs, la machine à rêves se met en place.


En fin d’après midi, ce 4 décembre à Marrakech, le public trépigne d’impatience. Aux abords du Palais des congrès, dans les halls d’hôtels, les talons claquent et les robes de couturier font leur apparition. Derrière les grilles, ils sont nombreux à être venus assister au spectacle. Armés de leurs appareils photos, ils guettent avec frénésie le défilé des voitures et hurlent le nom de leur star préférées dès qu'elles arrivent. A ce jeu, Mouna Fettou, Nourredine Lakhmari ou Anas Elbaz sont plus sollicitées que des stars étrangères comme Victoria Abril, Kim Catrall ou même l’ancienne première dame Cécilia Sarkozy. Les grands noms du cinéma marocain font un véritable triomphe et se prêtent avec un plaisir certain au jeu des autographes et des photos.


A quelques minutes de la présentation de la cérémonie, à l’intérieur du Palais des Congrès, Ali Baddou, le chroniqueur franco-marocain du Grand Journal de Canal +, confie qu’il a « un trac terrible. » Accompagné de Fairouz Karawani, c’est pourtant d'un pas assuré qu’il descend les longues marches qui le mènent à la scène pour y présenter un à un les membres du jury.


« La cérémonie était très sérieuse, les membre du jury n’ont pas souri et le discours d’Abbas Kiarostami était un peu trop solennel », regrette néanmoins une festivalière chevronnée. Pour la photo de famille, les membres du jury, presque tous habillés de noir, se sont rassemblés sans grand enthousiasme. Le film d’ouverture, John Rabe, n’a pas aidé à égayer l’ambiance. Réalisé par Florian Gallenberger, ce film raconte les atrocités commises par les Japonais lors du siège de la ville chinoise de Nankin en 1937.
Le strass et les paillettes étaient bien présents, les moyens aussi, mais le dîner d’ouverture comme la fête VIP n’ont pas réussi à exciter les foules. Le soir, les festivaliers ont peu dansé et les boîtes de nuit de la ville étaient toutes à moitié vides. Heureusement que Victoria Abril était là pour enflammer la piste du palace Saadi jusqu’à l’aube. Le festival de Marrakech manquerait-il cette année de décontraction ? Nous le verrons bien dans les jours à venir…
 

Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Maroc

Maroc : de blocages en échecs, le conflit du Sahara occidental semble s'enliser

Maroc : de blocages en échecs, le conflit du Sahara occidental semble s'enliser

De blocages en échecs, le conflit du Sahara occidental, parmi un des plus anciens au monde, semble s'enliser dans les sables du désert après la décision du Maroc de retirer sa confiance à l'&ea[...]

France - Maroc : le roi Mohammed VI reçu à l'Élysée par François Hollande

En visite privée en France, le souverain marocain Mohammed VI a été reçu à l’Élysée, jeudi 24 mai, dans l’après-midi. Il est le premier chef d’État[...]

Maroc : dans la roue de Renault

Le Maroc souhaite profiter de l'élan donné par le démarrage de l'usine du constructeur français Renault. Mais, si l'emploi est au rendez-vous, les fournisseurs locaux restent encore peu[...]

Maroc - Automobile : Budget Locasom se lance dans la location longue durée

Au Maroc, c'était jusque-là un service réservé aux entreprises. Budget Locasom se lance dans la location longue durée à destination des particuliers. Pour ses concurrents, l'heure est[...]

Maroc : réforme de l'audiovisuel, saison 1

Décidé à soumettre les télés publiques à un nouveau cahier des charges, le ministre de la Communication marocain Mustapha El Khalfi a déclenché sans le vouloir une[...]

France-Afrique : Hollande et nous

Le nouveau président français François Hollande connaît très mal le continent. Va-t-il y mener une autre politique que son prédécesseur ? Pas fondamentalement. Un changement de style[...]

La Berd se dote d'un fonds spécial pour encourager les démocraties arabes

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), créée en 1991 pour aider les ex-pays communistes à réformer leur économie, s'est dotée samedi d'un[...]

Festival de Cannes : "Les Chevaux de Dieu", plongée dans le quotidien de jeunes kamikazes

Avec "Les Chevaux de Dieu", présenté au Festival de Cannes dans la catégorie "Un certain regard", Nabil Ayouch se penche sur l’enrôlement par les mouvements islamistes radicaux[...]

Sahara occidental : l'émissaire de l'ONU ne se rendra pas dans la région pour l'instant

L'émissaire de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, à qui Rabat a retiré sa confiance, ne se rendra pas dans la région pour l'instant, a indiqué vendredi le porte-parole des[...]

Maroc : Tanger Med repart à l'abordage

Après une année 2011 difficile, le port marocain de Tanger Med montre de nouveau les dents. Il entend rivaliser avec Algésiras, de l'autre côté du détroit de Gibraltar, pour devenir un haut[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers