Le ministre français des Affaires étrangères se réjouit du rétablissement des relations diplomatiques avec le Rwanda. Il écarte toute « repentance », mais veut rétablir la coopération culturelle.
« C’est une très bonne nouvelle », s’est réjouit le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, sur RFI le 30 novembre, après l’annonce de la reprise des relations diplomatiques avec le Rwanda. C’est le résultat « d’un long travail », a-t-il insisté, évoquant les rencontres entre le président français Nicolas Sarkozy et son homologue rwandais Paul Kagamé, ainsi que ses propres voyages à Kigali.
« Ce n’est pas Claude Guéant qui a décidé ! »
Il a en revanche écarté tout rôle décisif du secrétaire général de l’Elysée également conseiller sur les questions africaines, Claude Guéant. Agacé par les questions de Christophe Boisbouvier, il a fermement affirmé : « Ce n’est pas Claude Guéant qui, en une seconde, a décidé au dernier moment. Voyons ! » Le communiqué de l’Elysée annonçant le rétablissement des relations diplomatiques, faisait pourtant état d’un entretien entre Kagamé et Guéant à Kigali dimanche.
Interrogé sur ce qui a amené le président rwandais à réviser sa position, Kouchner a cité le déplacement de deux juges françaises au Rwanda « pour suivre des affaires qui concernent les deux pays ».
Il a en revanche réfuté toute intervention de l’exécutif concernant les mandats délivrés par le juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière contre neufs proches de Kagamé. Emis dans le cadre de l’enquête contre l’attentat qui a tué l’ancien président Juvenal Habyarimana - point de départ du génocide -, ces mandats avaient été à l’origine de la rupture entre les deux pays en novembre 2006.
Pas de repentance
Si le ministre français des Affaires Etrangères avait admis « une faute politique » lors de sa visite à Kigali début 2008, il a écarté toute idée de repentance de la part France hier. Bernard Kouchner a par ailleurs affirmé que la reprise des relations n’avait aucun lien avec l’entrée du Rwanda au Commonwealth.
Cela ne l’a pas empêché d’être offensif sur la place du français dans ce pays. « Le centre culturel [français à Kigali] est mangé par les rats », a-t-il dénoncé. Un an après que l’anglais est devenu la première langue étrangère enseignée dans les écoles rwandaises, il a annoncé sa volonté de « se battre pour que le français reprenne sa place ».
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Bio express : Michael Joseph
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1.R365 - 31/03/2010 à 16h:03Arrêtons de ce faire colonisé et assimilé par la langue Anglaise, le Français est une langue puissante , mondial parler par[...] Lire
2.jean - 31/03/2010 à 16h:03Le Français peut remporter la victoire sur l'Anglais mais pour cela l faut ce réveiller ,et ce batte pour imposer le Français ! [...] Lire
3.Elise - 06/12/2009 à 23h:12Pauvre Kouchner! Son soutien aveugle au regime de Kigali n'avait pas envisagé le virement à l'anglophonie de ses protégés?[...] Lire
4.ralb - 05/12/2009 à 02h:12Le français - je devrais sans doute dire la France - de plus en plus en perte de vitesse dans le concert des nations : quelqu'un pour s'en &ea[...] Lire
5.KIUMPALA - 04/12/2009 à 16h:12nous sommes quand mm ds un monde pourrit au quel ns voulons un changement de mentalite, merci pour ce reprochement et c,est le souhait de tous coe je [...] Lire
Gilles Kepel est politologue français, spécialiste de l'islam et du monde arabe[...]
Zyed Krichen est le directeur de la rédaction du quotidien tunisien "Le Maghreb".[...]