25/11/2009 à 10h:53 Par Pascal Airault
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Le processus de succession de Laurent Gbagbo ne cesse d'être ajourné, depuis 2005. Le processus de succession de Laurent Gbagbo ne cesse d'être ajourné, depuis 2005. © AFP

Même Ban Ki-moon s'y met et réclame la tenue rapide de la présidentielle. Qui pourrait se tenir à la mi-février. Ou début mars.

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a appelé le 24 novembre les autorités ivoiriennes à fixer le plus tôt possible une nouvelle date pour l'élection présidentielle. Les Etats-Unis se sont, pour leur part, déclarés déçus de ce nouveau report alors que le mandat du président Laurent Gbagbo est théoriquement achevé depuis 2005.

Initialement prévu le 29 novembre, le scrutin ne pourra avoir lieu à cette date en raison des nombreux retards enregistrés dans sa préparation. L’Onu se félicite toutefois de la publication de la liste électorale provisoire par la Commission électorale indépendante ivoirienne (CEI), le 23 novembre 2009. Sur le terrain, l’affichage de cette liste a débuté et les équipes de la CEI enregistrent actuellement les réclamations. La période du contentieux électoral doit s’achever le 31 décembre.

La CEI publiera ensuite la liste définitive. Puis suivront la distribution des cartes d’électeurs et le lancement de la campagne officielle. Selon nos informations, le premier tour ne devrait pas avoir lieu avant la mi-février. Mais certains évoquent déjà le mois de mars. La date du scrutin pourrait être annoncée, le 3 décembre, à l’issue de la réunion du Cadre permanent de concertations (CPC) de l'Accord Politique de Ouagadougou (APO) qui rassemble le président Laurent Gbagbo, le Premier ministre Guillaume Soro, et les deux leaders de l’opposition, Alassane Dramane Ouattara et Henri Konan Bédié. Ces derniers revoient actuellement leur stratégie dans l’attente de la bataille finale.

Du côté présidentiel, le Front populaire ivoirien (FPI) réclame le désarmement des ex-rebelles avant la tenue du scrutin. « On ne peut pas organiser des élections libres, démocratiques, transparentes et crédibles si la sécurité n'est pas rétablie sur l'ensemble du territoire », justifie son président, Pascal Affi N'Guessan. Selon le dernier sondage TNS-Sofres, réalisée pour le compte de Laurent Gbagbo, le président sortant obtiendrait 45 % des voix au premier tour contre respectivement 29 % et 26 % aux candidats Bédié et Ouattara.

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