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25/11/2009 09:37:06 | La rédaction web de Jeune Afrique

L'opposition guinéenne exige le départ de la junte

Le médiateur dans la crise guinéenne Blaise Compaoré et le chef de la junte Moussa Dadis CamaraLe médiateur dans la crise guinéenne Blaise Compaoré et le chef de la junte Moussa Dadis Camara© AFP

L'opposition guinéenne exige toujours le départ de la junte et la nomination d'un civil à la tête du pays. Elle a transmis lundi de nouvelles propositions au président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise guinéenne.

Après avoir déjà repoussé, pendant le week-end, les propositions du médiateur, les « Forces vives » guinéennes ont finalement transmis leur vision de la sortie de crise. « C'est fondamentalement une réaffirmation des positions antérieures », a déclaré à l'AFP le président de l'Union des Forces démocratiques (UFD), Mamadou Bah Baadikko. A savoir : le départ de Moussa Dadis Camara, chef de la junte.

Selon Mamadou Bah Baadikko, les Forces vives (partis d'opposition, syndicats, société civile) ont réclamé dans leur document de 15 pages la « disqualification » de Dadis Camara pour la présidentielle prévue en 2010 et la dissolution du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, au pouvoir).

Un « civil » à la tête du pays

Les Forces vives proposent en échange la nomination d'une personnalité civile à la tête de l'Etat pour assurer une transition d'une durée de dix mois. Elles souhaitent également la nomination d'un Premier ministre de consensus et la mise en place d'un Conseil national de transition (CNT) dirigé par l'armée.

L'opposition avait catégoriquement rejeté le "projet d'accord politique interguinéen" qui lui avait été soumis vendredi par Blaise Compaoré, le chef de l'Etat burkinabè nommé médiateur dans cette crise par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Ce dernier prévoyait le maintien au pouvoir, pendant une transition de dix mois, du capitaine Camara et la possibilité pour lui de se porter candidat à la présidentielle.

Les Forces vives avaient alors menacé de récuser le médiateur, avant que ce dernier ne parvienne à faire redémarrer les négociations. (avec AFP)

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